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La recette de l'écrivain au court brouillon Empty La recette de l'écrivain au court brouillon

le Mer Aoû 25 2010, 02:33
Une nouvelle rubrique dans le coin du Capitaine.

Il y a quelques temps, j'avais participé à un duel littéraire sur un autre forum où chaque candidat devait produire un texte de son cru, l'appréciation du gagnant étant laissé à l'initiative des membres du forum.

Le thème était "j'aime pas", j'ai opté pour "j'aime pas la compétition" et je vous reproduis le texte ci-dessous in extenso.

En espérant lire à la suite des compositions de votre cru.

Je reprendrais les mots de mon vénéré maître, le schtroumpf grognon : « J’aime pas la compétition !».

Cette notion surréaliste dirige le monde depuis sa création et fait le malheur de la planète.


Tout petit déjà, la compétition est lancée, le flagelle dans les starting-blocks, le petit Roger, appelons le ainsi, est soumis à une course effrénée.


Affiché sur la grille de départ, dossard 572675, avec quelques millions de ses congénères, il doit arriver le premier.

Pire que le marathon de New York, presque comme l’enduro du Touquet, il doit quitter la chaleur rassurante des bourses de Papa pour traverser les sables de la féminité.

Franchissant de son mieux les dunes du plaisir labourées par ceux qui le précèdent, il doit vaincre ou mourir en un mot triompher, est-ce glaire pour tout le monde ?

Arrivé à ce stade, ils ne sont plus que 1 à 2 millions, l’affaire est bien lancée, le gros du peloton est en forme. Confiant dans ses capacités, le petit Roger compte sur l’abandon des
favoris ce qui ne tarde pas à se produire.


Tout excités par la course, certains se trompent de chemin. « Mince, je savais bien que j’aurais du prendre à droite au carrefour de la Fallope ! ». D’autres, trop confiants dans leur
expérience, y vont poignée dans le coin et se mangent la paroi utérine».


Débarrassé de tous ses maladroits, le petit Roger se dit qu’il a eu raison de choisir un flagelle Michelin. La dernière ligne droite est en vue, ils ne sont plus qu’une dizaine à franchir
l’épingle de l’ovocyte, un 180° que seuls les plus couillus osent passer.


Roger est 8ème, il n’a plus rien à perdre, un dernier coup de flagelle, l’ambiance est humide, il a bien fait de ne pas choisir des slick. Ses concurrents partent au tas, la force
centrifuge fait son effet et le débarrasse de 5 de ces lopettes.


Arrivé dans la dernière ligne droite, ils ne sont plus que trois, le podium est assuré mais on l’a bien prévenu, dans cette course, il n’y a qu’un vainqueur, malheur aux vingt culs.
Alors, il prend son courage à deux mains. « Je vais déjà perdre mon flagelle, c’est pas le moment de perdre la tête ». Une seule solution, gazz, gaaazzzz, gaaaaazzzz !!!!!!!!!!!!!

Il percute un truc mou, c’est l’ovule, l’objectif final, les autres sont là aussi. C’est le moment de jouer des épaules (et c’est difficile pour un spermatozoïde) pour faire son trou.

Ca y est, il est à l’intérieur, dans le domaine des dieux, il atteint le Nirvana tel Thor brandissant son marteau. Il est l’élu. « Vivant, je suis vivant !!! » clame t’il en paraphrasant le Joe
Bar Team.


C’est ainsi que nous commençons tous notre vie, les humains et même les membres de Club Scooter GT (ce n’est qu’après que nous affirmons notre supériorité).


Après une telle lutte acharnée, on pourrait rêver à une vie tranquille baignée par les cocktails et des vahinés émoustillantes mais le petit Roger, n’en a pas fini, ce n’est que le
début d’une longue épreuve.



Ca continue à la maternité, il faut être le plus beau bébé pour ne pas emplir de honte des parents énamourés (et Dieu sait que l’on est aveugle quand on est amoureux !).

C’est la sarabande des gros lourds qui longent votre berceau, la famille proche mais aussi des oncles aux teints blafards, des cousins aux joues roses que l’on ne verra plus jamais de
sa vie. Tous occupés à noyer les parents sous des flots de compliments débités sur un ton sans conviction.


« Mais ké k’il est beau, le ti Doudou ! Il a les yeux à son Papa et les cheveux à sa maman, hein ! »
« Mais ké ki ressemble à sa maman ! Oh le joli petit bout de nez, ké k’il est mignon et ses petits pieds, hein vous les avez vu ses petits pieds ?»

Roger est tout petit mais il voit bien qu’il est entouré d’hypocrites, les mêmes qui vont dire, une fois sortis de la chambre « Tu ne trouves pas que sa tête a une drôle de forme ? J’ai pas
osé leur en parler pour pas les inquiéter ! ».


Bande de nioucs, va ! Enfin seuls avec les parents mais ce n’est pas du repos pour autant. « Mais, il est à qui le gros caca tout mou !!! » Et gnagnagna, et gnagnagna.

Une enfance qui continue sur le thème de la compétition, c’est quant qu’il va babiller, ramper, tenir debout, dire maman, dire papa (attention pour la susceptibilité des femmes, il vaut
mieux dire maman en premier ! Enfin moi, je dis ça, je dis rien), saisir des objets, faire popo tout seul, marcher, courir, devenir médecin, champion olympique, effacer les frustrations et atteindre tous les objectifs que ses parents n’ont pu accomplir. Il est devenu le point de mire de la famille, celui qui cristallise toutes les ambitions.


« Et oh calmos, lâchez-moi la grappe ! Laissez pisser le mérinos ! J’aimerais faire les choses à mon rythme ! » se rebelle le petit Roger.

Mais personne ne l’écoute, il faut toujours aller plus vite, plus haut, plus fort pour faire plaisir à tes parents, ta famille, tes voisins, tes amis, tes profs, ton facteur, ton percepteur,
ton proviseur, ton entraîneur, tes gosses, ton mari, tes petits-enfants, ton fossoyeur, ton curé, Dieu et ses saints, ta femme et les siens, Joe Dassin, les marcassins, bref à tout le monde quoi.



Et ce n’est pas le seul aspect de la compétition dans l’enfance, il y a aussi le sport, ah le sport, que de crimes sont commis en ton nom !


Je ne parle pas là du sport tel qu’il nous est présenté dans les médias à force de supporters avinés ou embiérés qui sifflent comme des ânes à tout propos ou hurlent des insultes à
l’encontre des arbitres (quelle foi ! quelle vocation pour supporter tout cela !), ni des joueurs surpayés qui ne daignent même pas nous gratifier d’un sourire ou bredouiller une Marseillaise lorsqu’ils représentent notre beau pays (pourtant source de leurs revenus publicitaires).


Non, je parle du club sportif traditionnel de nos régions, l’ASS Perpète les Oies où notre Petit Roger est inscrit d’autorité par ses parents qui veulent développer en lui l’esprit de
camaraderie et d’équipe, lui faire connaître les joies du sport et des dépassements de soi.


Il ne vaut mieux pas que notre petit Roger ait des appétences pour les échecs, le théâtre ou la littérature au risque de se faire traiter amicalement de fille ou de tarlouze par les charmants
bambins qui l’entourent.


Tu parles Charles, le petit Roger va surtout connaître les joies des coups de crampons dans les tibias, les enfants sont tellement espiègles, les joies du banc car il faut laisser les
meilleurs sur le terrain surtout quand, par le plus grand des hasards, ce sont les enfants des dirigeants, l’égoïsme de ceux qui confondent jeu collectif et collectivement pour moi, l’incompréhension des parents « T’inquiètes pas mon chéri, ils sont trop bêtes pour comprendre ton génie».


Etape malgré tout indispensable et formatrice, le petit Roger explorera ainsi les tréfonds de l’âme humaine, le respect des autres « Ah non, pas lui, il joue comme une brêle ! », les tranches
de rigolade lorsqu’on compare la longueur des bistouquettes sous les douches (encore l’esprit de compétition), rigolez pas les filles, pour vous, c’est la taille des seins, je le sais, on me l’a dit.



Mais l’aventure continue (comme on dit dans tous les jeux télévisés à la bip), le petit Roger grandit, il connaît tous les avantages de la puberté, une silhouette fildeferesque (qui ne durera pas), les éruptions volcaniques du mont Comédon, une voix qui change toutes les 30 secondes (entre Carla Bruni et John Rambo), une tendance à
refaire le monde sans aucun moyen et un étonnement croissant quant à la bêtise des adultes qui l’entourent.



C’est l’époque d’une nouvelle compétition, la chasse aux filles et bizarrement, alors que les statistiques mondiales nous annoncent la quasi-parité un homme – une femme, il n’en parait rien
à ce moment.


Chaque donzelle digne d’intérêt est entourée par une cour de prétendants se contentant de distribuer ça et là quelque sourire, quelque minauderie qui ravissent d’aise ses courtisans et ses
vils flatteurs.


Notre petit Roger, qui ne l’est plus vraiment, a bien du mal à se situer dans cette faune où la testostérone coule à flots, jouer les gros durs, il ne le peut, les 3 poils naissants sur son
menton n’y suffiront pas, pas plus que ses tatouages Malabar, jouer les intellos incompris tel Lamartine au bord de son lac, peine perdue, la donzelle n’a que l’embarras du choix et elle ne le remarquera même pas.


C’est l’âge bête où l’on se sent obligé de multiplier les facéties pour se faire remarquer, nos premières âneries en deux roues.

« T’as vu Julie la belle roue arrière que je viens de faire ? » « Et mon dérapage, tu l’as vu, hein, tu l’as vu ? »

Par contre, on ne dit jamais « T’as vu Julie, comme j’ai eu l’air niais, quand je me suis mangé le trottoir ? Même pas pleuré ! ».


Passons sur cette période agitée que nous avons tous connue à des stades divers et que la pudeur m’empêche de développer. Roger a évolué, désireux d’avoir un bel avenir, il se destine aux grandes écoles.


Grandes par leur nom car les salles de cours y ont la même superficie qu’au LEP Paul Eluard de Garches les Gonzesses mais grandes également par leurs droits d’inscription, notre ami ayant des revenus dignes du PIB du Kazakhstan doit, pour se fournir quelques subsides, travailler le soir venu comme Enginer Sub Chief Leveled Activity Vegetable Employee of the month (abrégé ESCLAVE of the month) dans les plus grandes entreprises mondiales.

En français courant, il vend des hamburgers graisseux à des enfants aux joues rougeaudes et bombées qui ne le sont pas moins, chouinant pour obtenir un pauvre gadget en plastique qui
constitue le clou de leur menu Mc Merdouille, sous le regard atone et l’œil bovin de parents hagards dont la sortie hebdomadaire au Mc Do du coin constitue le summum d’une semaine bien remplie.


Tout cela pour le plaisir de postuler à l’une des 100 places réservées aux 4000 candidats, n’y voyez pas là de la compétition mais juste de l’émulation comme il est de bon ton de
l’appeler dans notre société policée.


Grâce à ce bel esprit de compétition, notre ami ne sera pas dépourvu lorsque la bise du Pôle Emploi sera venue. Il sait qu’il va y arriver, rappelez vous le début de ce récit, 4 millions de
postulants pour un seul rôle à décrocher, les proportions restent les mêmes. Ce qu’il a fait une fois, il peut le renouveler.


De surcroît, il n’est pas en concurrence avec les spermatozoïdes qui n’ont pas recherché d’ovule le mois dernier et sont donc sortis des statistiques, ni avec ceux qui, découragés, ont perdu
l’envie de remuer leur flagelle et se contentent de maugréer au fond de leur scrotum tout ça au frais des bourses sociales. Mais c’est une autre histoire qui ne rentre pas dans notre quota.


Pour finir, je voudrais remercier tous ceux qui m’ont aidé à la réalisation de ce récit, mes parents sans qui rien n’aurait été possible, ma femme et mon fils, mes premiers lecteurs, qui
m’ont supporté difficilement, les membres de ce forum qui, par leurs remarques élogieuses et leur réputes flattent mes plus bas instincts de vanité, notre ami Critof qui, par son travail incessant et souterrain, nous permet de publier nos pauvretés au vu et au su de tous sans oublier Obéron qui, en sus des compte-rendus sur le permis et sur ma future
moto, se croit obligé de m’ajouter un duel littéraire pendant mes vacances, esclavagiste, va !


A ce moment de la conclusion, l’auteur, dont le talent est aussi absent que la pitié dans l’œil d’un huissier, se croit obligé pour attirer l’attention du public de faire le tour de la scène
nu avec une plume dans le cul, mais cela, la décence m’interdit de l’insérer dans un fichier Word.


Et je terminerais par mon compagnon Tibiglout qui, comme moi, par un excès de plume, s’est retrouvé dans cette galère soumis à la vindicte populaire (voilà où ça mène de faire le malin sur
les forums), alors ami, reçois mon estime et que le match nul prédomine !


Dernière édition par Captain Did le Dim Jan 16 2011, 01:14, édité 5 fois
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La recette de l'écrivain au court brouillon Empty Re: La recette de l'écrivain au court brouillon

le Jeu Sep 02 2010, 23:32
En attendant vos oeuvres, je mets la suite des miennes, le récit de mon permis :

C/R de ma première journée d'aspirant au A.

J'avais préparé les pièces justificatives pour compléter le formulaire
de candidat libre que la Préfecture allait certainement me remettre.
J'aurais du me douter de quelque chose quand j'ai pris le ticket et
qu'on m'a appelé dans les 30 secondes suivantes. J'ai bien eu le
dossier mais les pièces justificatives avaient changé et du coup,
marron pour déposer le dossier de suite.

Dépité mais toujours aussi décidé, je sors de la préf et là j'ai
compris que St Arsouille, le patron des motards veillait sur moi.

Juste en face, l'auto école Popeye, je me suis dit "c'est pour les balèses comme moi" et puis épinard rime avec motard.

Dès la porte franchie, tout allait bien :

- un forfait illimité à 685 € mais alors vraiment illimité (leçons et
présentations au code, cours de plateau et de circulation,
présentations à ces deux examens) jusqu'à la réussite et sans limite de
temps à 6 mois comme j'ai pu le voir ailleurs ;

- pas de remise si on a déjà le code, ils le considèrent comme offert dans leur forfait;

- étalement des paiements, c'est moi qui choisis la date;

- 1 moniteur pour 3 candidats par séance ;

- un plateau privé reservé à cette seule moto école;

- 3 kawasaki ER5 et ER6n, une par candidat La recette de l'écrivain au court brouillon Eek.

Il est où le piège ? C'est pas possible, on a du les prévenir de mon passage, c'est un coup à vous les gars ?

J'ai fait 3 autres écoles mais le prix était identique avec facturation
supplémentaire de la présentation à chaque échec ou une offre 50 €
moins cher sans le code mais d'autres frais annexes.

Sur Troyes, il faut donc compter 700 roros pour le A.

Du coup, j'ai déchiré le dossier de la préf.

J'ai déjà prévenu que j'avais pas de temps à perdre avec le code, vive le plateau, au moins, on est sur la bécane.

Ce soir, 12 séries de tests sur le PC pour s'échauffer, une cata (de 7
à 15 fautes, c'est vrai qu'il y a plein de qc (questions à la con)).

Demain, lever au clairon à 7h30, à 9h00 je suis devant la salle de code, si je peux, j'enquille 3 séances de suite.

A ce rythme, je devrais avoir le A en un mois et divorcer le lendemain La recette de l'écrivain au court brouillon Icon_mrgreen.




Ce week end, visite chez la famille ou plutôt à leur ordi.


Sur la route, écoute des 20 fiches moto en mp3, ma femme et mon fils
ont trouvé cela tellement plus amusant que d'écouter de la musique,
enfin je crois.

Le lendemain, je me suis tapé les 188 pages du livre de code et fier
comme bar tabac, je me suis dit que j'allais passer tous les tests à 0
faute.

Grosse déception juste après 10,9 puis enfin 4 fautes, j'ai préféré me coucher sur un succès.

Après 4 heures de route pour rentrer, je crois que je vais faire un peu de code ce soir, genre 10 à 12 séries.

Demain je vais à l'auto école et je vais leur demander pourquoi je ne
suis pas encore inscrit à l'épreuve, depuis le 30 juillet, ça fera déjà
5 jours. Même si j'apprécie leur compagnie, je ne suis pas là pour leur
tenir la main La recette de l'écrivain au court brouillon Feu01

Tchô




Aujourd'hui deux petites séances, la première classique avec le
vidéoprojecteur (7 fautes) mais pour la seconde, présence du moniteur.

Là, la bonne surprise, il nous sort un projecteur à diapos
antédiluvien, vous savez celui qui fait beaucoup de bruit et qui a
accompagné notre enfance pour regarder les photos de tata Jeannine et
la dernière dent de Mamie Germaine.

Là dessus, il nous diffuse une vieille série (de code, je vous rassure) des années 80.

Elle ressemblait beaucoup à celle que j'ai subie pour mon permis en 82, vous savez les diapos jaunies avec les couleurs passées.

Eh bien, super, 2 fautes seulement et des diapos honnêtes, pas les
super vicelardes comme celles qu'on trouve sur les DVD d'aujourd'hui

La cerise sur le gâteau, en sortant de l'auto école, tous les gamins de 17 ans qui bavaient devant le Blacksat.

Pour eux, ça va être trop dur, deux ans d'attente. Putain, deux ans !!!



Aujourd'hui, début du week-end, pas de raison de glander.

Au boulot, même si je ne suis pas encore en zone touristique.

Deux séries, une avec le moniteur, une tout seul devant le PC de l'auto-école.

Et à chaque fois deux fautes, le moral remonte en flèche.

La première fois, le moniteur l'avait fait courte, plus rapide que la correction du DVD.

Cette fois, on voyait qu'il aimait son métier, explication détaillée de
chaque diapo, parallèles sur des situations analogues et puis amusant
avec ça.

Un ton légèrement efféminé et des :

- attention de ne pas vous retrouver dans cette situation, on a vite fait de se faire prendre par derrière ;

- reportez vous aux réponses suce-citées;

- etc.

Bref que du bonheur mais pas de moto sous mes grosses patounes velues.

Pour me venger, je suis allé chez mon buraliste préféré, un motard
également (Suzuki Bandit 1250) et je lui ai pillé ses revues sur les
bécanes.

De quoi baver comme un épileptique en fin de carrière.



Ce soir, j'ai vécu un stage intensif.

A 17h00, série de diapos classique, 2 fautes.

De 18h00 à 20h15, j'ai pu participer à la session de préparation pour ceux qui passent l'examen le 12 août (moi, c'est le 31).

Eh bien, ce n'était pas du temps perdu, petite série corrigée par le
moniteur (3 fautes) dans les conditions de l'examen avec les zapettes
adéquates, révision des panneaux, questions libres et petits trucs de
pro pour décrypter les diapos vite et bien.

Au final, passage en revue des questions qui tombent le plus souvent et des pièges courants.

Pour tous les tites malheureux qui sont obligés de repasser le code comme moi, ne pas sécher ce genre de préparation.

P----n, encore 3 semaines à se manger des séries même pas américaines. La recette de l'écrivain au court brouillon Gne





J'ai honte, hier j'ai séché les cours de code pour aller réserver mes
cours de plateau, ça prend consistance d'un seul coup. Et juste
derrière une petite visite chez Kawasaki et Suzuki pour ne pas perdre
de vue l'objectif final.

Comme je ne suis pas superstitieux, j'ai réservé les cours de conduite alors que je ne passe le code que le 31 août.

Je touche du bois, je mets une patte de lapin à mon rétro (c'est mieux
qu'une queue de castor sur mon casque), j'évite de croiser des chats
noirs, je passe devant les échelles et je jette une pincée de sel par
dessus mon épaule.

J'ai placé une évaluation et 6 cours de plateau sur le mois de
septembre dans les créneaux de 17 à 20h. Chouette pas besoin de poser
des congés.

Ce soir, j'y retourne, faut pas laisser tomber la pression. La recette de l'écrivain au court brouillon Feu01



Depuis le 14 août, 6 séries à l'auto-école (4 à 9 fautes) et 10 séries (1 à 10 fautes) à la maison.

C'est incroyable, on se dit à chaque fois qu'on vient de tomber sur le
dernier piège qu'on ne connaissait pas mais il en vient toujours des
nouveaux.

Ce soir, j'ai même vu un panonceau jamais croisé en 27 ans de conduite.

Sous un panneau de descente dangereuse, une voiture qui est dessinée
tout près d'un camion, heureusement que le dessin est explicite.

J'ai répondu "Interdiction de copuler entre un véhicule dont le PTAC
est inférieur à 3t5 et un véhicule de transports d'enfants surtout si
les enfants sont à l'intérieur.

J'ai eu droit également à deux diapos tellement floues qu'on n'y voyait rien.

C'était du style " Pour aller à Alençon, je suis la tâche bleue à
l''écran Oui A Non B" ou " Je suis la tâche verte Oui C Non D ". La
loterie totale.

Il paraît qu'à l'examen, si une diapo est dans cet état, l'examinateur
vous donne la réponse à indiquer. Ca doit coûter moins cher que de
remplacer la diapo.

Pourvu qu'il y ait 40 diapos floues !

Hier, je rentre de l'auto-école complètement lessivé, ma femme et mon
fils avaient préparé un petit pique nique à destination du lac de la
Fôret d'Orient (un peu de pub pour chez moi).

Je me dis super sympa, ça va me changer les idées, elle me dit prend un peu de lecture, je me jette sur Moto Revue La recette de l'écrivain au court brouillon Icon_52.

Et là je me suis fait vertement tancer, tu te laisses aller, tu pourrais prendre le livre du code de la route.

Eh oh, calmos si ça continue, je vais me faire flageller en place
publique, c'est vrai quoi, seulement deux heures à l'auto école et
trois à la maison, je mollis, je suis mal parti, vous êtes tous témoins.

Enfin, si demain vous croisez un gars en BlackSat avec des traces de fouet dans le dos, c'est moi !

Elle est vraiment très pressée d'être SDS sur une bécane.

En tout cas, j'ai déjà deux offres d'achat sur mon scoot. A peine
évoquée, cette vente attire les chacals (ou les chacaux, rayer la
mention inutile).

Mais ils ne l'auront pas, je l'aime trop.



Ce
soir, 1 et 4 fautes, le métier rentre. On se demande si on passe le
code ou si on suit une formation pour être moniteur option spécialiste
des questions à la noix.

Pour le BlackSat, je crois qu'il vont l'avoir finalement, j'ai pas le
choix, il représente les 2/3 de ma future XJ6, il me manquera juste la
roue arrière, pas grave, je l'achèterais le mois prochain, il faut
savoir ménager son budget.

Alors j'annonce officiellement sa mise en vente.

Vends BlackSat chéri à peine âgé de trois mois,

Notre histoire fut celle d'un rodage, 1 700 kms à peine et tellement de joies partagés.

Jamais tu ne tombas et pourtant tu me renversas au premier regard.

Je me rappelle encore quand je te lavais de mes petits doigts boudinés,
à l'éponge humide tout en douceur, c'était important les préliminaires.

Pas de jet haute pression qui aurait abîmé ton intimité.

Jamais tu ne connus la pluie, seulement les beaux jours et les soleils couchants.

Le soir venu, tu ne vécus pas à la belle étoile, trônant en ton logis, tu me guettais au matin.

Rutilant tu fus, rutilant tu resteras pour faire l'admiration de ton
futur Pygmalion. Les laquais de la maison Peugeot veilleront sur ta
santé (21 mois de garantie), ils te devront allégeance si par malheur
tu venais à souffler sur le bord du chemin (9 mois d'assistance).

Tes déflecteurs latéraux qui te firent passer pour une moto me valurent
tellement de saluts de motards un peu honteux après coup de s'être
laissé abuser.

Tes masselottes luisant au soleil, tes pare-mains anguleux, tes
repose-pieds réhaussés firent la fierté de mon fils, lorsque le
déposant devant la maison du savoir, les prudes jouvencelles le
regardaient avec envie.

De ma compagne, tu fis la joie soulageant ses reins de ton dosseret passager.

Nos casques étaient fiers de loger dans ton sombre top case (46 litres).

En bref, mon ami, je te cède pour 4800 euros, le prix de la trahison, je me sens ce soir vil Harpagon.

Ne discutons plus d'argent, la honte me monte au front.

J'ai espéré, fut un temps, te vendre à un oncle, à un frère qui m'aurait laissé te voir par une porte entrouverte.

Je dois me résoudre à te céder à un inconnu, à un étranger fut il de
notre communauté. Peut être aurais je la chance de t'apercevoir un beau
matin mettant en valeur, quelqu'un qui ne sera pas moi ?

Et quand je verrais les passants t'admirer, je leur crierais " un jour,
il fut mien et j'étais dans les habits de ce sombre chevalier que vous
venez d'envier".

Faisons affaire rapidement que la douleur se tasse, je vous demande une
seule chose mes amis : quand vous l'emporterez au loin, laissez moi un
dernier moment d'intimité au moins !


Dernière édition par Captain Did le Mar Jan 18 2011, 23:38, édité 2 fois


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L'avenir est la seule chose qui m'intéresse, car je compte bien y passer les prochaines années. [Woody Allen]
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La recette de l'écrivain au court brouillon Empty Re: La recette de l'écrivain au court brouillon

le Dim Sep 05 2010, 00:25
Aujourd'hui c'était la dernière ligne droite, le riding to hell.

J'ai eu droit à la dernière séance de révision avec le patron de
l'école avant l'examen. Enfin quand je dis, j'ai eu droit, je veux
dire, nous avons eu droit.

Salle bondée, plus un siège de libre, on se serait cru au dernier concert de Mickael Jackson (désolé, je l'aimais bien ce con).

40 codeurs en rang d'oignon, mêlés par le stress et l'angoisse, dans un local moîte (Macao, ....).

Grippe A, nous voilà, non je suis trop jeune pour mourir La recette de l'écrivain au court brouillon Eek, j'ai même pas mon A.

Ils étaient tous là :

- les quadra fringants (dont votre serviteur) qui rongent leur frein (mais pas celui de leur moto);

- les suspendus de la feuille rose ;

- les prépubères accompagnés ;

- les turgescents boutonneux tout fier de leur nouvelle majorité.

Alors nous avons commencé par une petite séance de diapos à la Papa :

4 fautes, peut mieux faire, dans la salle, ça allait de 3 à 7 fautes.

Et pourtant, j'étais venu 1h avant pour m'échauffer sur une petite série et là 0 faute, la première fois de ma jeune existence.

Fier de moi, confiant dans l'avenir, je regardais la ligne bleue des
Vosges, les yeux perdus dans l'horizon du mur qui était deux mètres
devant moi.

Bon tant pis, nous avons continué par une révision générale sur tous
les grands thèmes de cette épreuve plébiscitée par les foules.

Et pour finir,un tour de table de toutes les petites questions que chacun se pose le soir, dans l'intimité de sa chambrette.

Bon, c'était bien cette dernière séance.

Demain, la série ultime corrigée par un humain et je me rends compte soudain, que ce sera la fin (du moins je l'espère).

Dimanche, j'aurais beau frapper à la porte de l'auto école, porte close, je trouverais.

Et lundi, lundi mes amis, à 7h50, dans la brume du petit matin, votre Captain Did montera à l'échafaud, la zappette à la main.

Fort de votre soutien, j'essaierai de ne pas flancher, s'il le faut, je
quitterais la salle le dernier et je coulerai avec le bateau.



Bon, alors comme promis le CR de l'examen et après, vous ne me verrez plus, j'attaque les fiches par la face nord La recette de l'écrivain au court brouillon Feu01.

Lundi 31 août au matin, une journée de chien La recette de l'écrivain au court brouillon Frown.

Je passe l'examen et pour fêter ça, je reprends le boulot derrière.

Lever aux aurores de peur de ne pas me réveiller, faire le coup de la
panne (d'oreiller) à l'inspectrice du permis, je sens bien que ce ne
serait pas une bonne idée La recette de l'écrivain au court brouillon Sleep.

La nuit fut courte et pleine de cauchemars, j'y passais une visite
médicale pour le permis au milieu d'un champ et l'inspectrice me
demandait de lui lire des graffitis sur un mur situé à 100 mètres. Je
n'y voyais rien et pris par la panique, je fus sauvé par un lion qui
s'était évadé et qui nous coursait dans la campagne.

Le pire, c'est que c'est vrai, si ça continue, ce n'est pas le permis que je vais passer mais la camisole La recette de l'écrivain au court brouillon Gne.

Donc, reprends je, je me rends sur les lieux du supplice.

La secrétaire m'avait bien dit, c'est pas la peine de venir à 7h50, le
temps qu'on enregistre tout le monde, on ne commencera pas avant 8h15.

Mais ma paranoïa aidant, j'étais devant à 7h40, le deuxième sur place,
mon repère, un gamin qui fumait placidement assis sur son scooter (de
toutes façons, j'avais fait un repérage la veille. Interrogatoire de
tout le voisinage, au 5ème riverain qui m'avait dit "Vous inquiétez
pas, c'est bien là", j'étais reparti rassuré à la maison).

Planté devant l'entrée, j'étais comme le pannonceau qui indiquait aux
nouveaux arrivants " Regardez cet air inquiet, ce teint blafard, c'est
ici l'examen".

Nous partîmes à deux et nous arrivâmes à 50 au port.

50 candidats entassés dans un hall en attendant l'ouverture de la
salle. Pour notre plus grande chance, la DDE nous avait envoyé des
inspecteurs débutants qui subissaient donc comme nous l'épreuve du feu.

1 heure plus tard, nous attendions encore, fort heureusement, j'avais
retrouvé des compagnons d'équipée, de futurs motards, les yeux
brillants et la truffe fraîche.

Pendant ce temps, nous devisions gaiement, ponctuant notre conversation de petits rires nerveux qui trahissaient notre angoisse La recette de l'écrivain au court brouillon Sick.

C'est lâ que sonna le tocsin, la secrétaire nous appela à tour de rôle
dans un ordre qui n'avait d'alphabétique que le nom puisque je me
retrouvais en bout de file, moi qui fus le premier brave, la baîonnette
au canon. Non la vie n'est vraiment pas juste, j'allais donc me
retrouver à 100 m de l'écran, mon cauchemar était il prémonitoire ?

Nous gravissions les escaliers pour parvenir à la salle des tortures, non il n'y avait pas d'ascenseur pour l'échafaud.

Lorsque je parvins à l'orée de la salle d'examen, un espoir se fit jour, quelques chaises vides subsistaient au premier rang.

Une rapide présentation de mon permis aux inspecteurs et je fus muni de
mon arme de poing, j'ai nommé la zapette à 6 touches. L'un d'eux eut la
gentillesse de me dire que mon permis grand format serait remplacé par
un petit papier rose.

Comment je ne serais plus la risée de mes amis lorsque, pendant nos
soirées, ils regarderont un document d'où aura disparu cette photo d'un
adolescent bubonneux, le cheveu gras et la mèche indécise. Je signe où ?

Bref, mes illusions s'envolèrent lorsqu'un gentil inspecteur (si, si il
faut tous les considérer comme gentils, c'est une question de survie),
me désigna la place tout au fond de la salle.

Un autre candidat qui lorgnait les mêmes places argumenta qu'il voulait
être devant pour mieux entendre les questions quand le gentil
inspecteur lui dit avec le sourire, vous serez bien mieux au fond, nous
y avons installé les caissons La recette de l'écrivain au court brouillon Out

Bref, l'examen démarra enfin par une photo floue : "Pouvez vous
dépasser ?" alors qu'il était impossible de discerner au loin si la
tâche sur l'écran était un bus, un camion ou l'ombre des platanes qui
se projetait sur la route.

C'est à ce moment que mon estomac est remonté de 20 centimètres vers le
haut, j'ai alors commencé une phase d'apnée qui ne dura pas moins d'une
heure, enfoncé le record du monde.

Il y eut pour être franc, quand même de bons moments, sur 40 diapos, 30
au moins étaient accessibles pour peu qu'on ait révisé son code, pas de
pièges, pas de double question.

Il en restait dix qui posaient problème dont deux encore furent floues :

- pour aller à Alençon, prenez vous la route ou l'autoroute alors que
sur les panneaux bleu et vert affichés subsistaient à grand peine une
bouillie de caractères illisibles ;

- pour franchir ce tunnel, à la vitesse limite, la distance de sécurité
demandée est elle supérieure à 2 secondes de temps de réaction ? Gasp,
c'est quoi la distance demandée, c'est quoi la vitesse limite, on voit
rien.

Enfin bon, en validant la 40ème réponse, j'avais le sentiment du devoir
accompli comme le boxeur qui vient de perdre son combat mais qui a
donné tout ce qu'il a pu.

L'épreuve n'était pas finie, derniers entrés, derniers sortis. Je vis
passer 45 de mes compagnons d'infortune, certains souriants, certains
ne laissant rien paraître de peur qu'une joie trop expressive fit
changer le jury d'avis.

45 clings, clongs, crcrcr d'imprimantes qui débitaient des étiquettes au contenu mystérieux.

Quant enfin vint l'appel de mon nom, je me suis dit "gardons notre
dignité, levons nous d'un air décidé, pied droit puis pied gauche ou le
contraire", je ne me rappelle et malgré tout sans l'aide d'un
quelconque déambulateur, je parvins à la table du jugement dernier,
zapette dans le bitougnot, cling, clong, crcrcrcr, étiquette "fav1",
c'est bon monsieur.

Ouf, je sortais de mon apnée, l'inspecteur mit son bras en barrage
voyant bien que j'étais tout disposé à lui faire un mimi mouillé,
devant son attitude, je me suis contenté d'un merci messieurs et suis
sorti paisible comme un vainqueur La recette de l'écrivain au court brouillon King.

Le soir venu, paré d'un bouquet, je suis allé voir cette secrétaire,
qui m'avait tant de fois conforté en me disant "ne t'inquiètes pas, tu
l'auras".

Morale de l'histoire, si un jour pour encourager un nouveau, vous me
voyez dire "trop fastoche, j'ai même pas eu peur", ne me croyez pas La recette de l'écrivain au court brouillon NonNon03 .

Bon là dessus, bonne nuit, c'est que j'ai encore du taf pour le plateau La recette de l'écrivain au court brouillon Rose.


Dernière édition par Captain Did le Mar Jan 18 2011, 23:39, édité 2 fois
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La recette de l'écrivain au court brouillon Empty Re: La recette de l'écrivain au court brouillon

le Mar Sep 07 2010, 13:15
Bon alors, le petit récit de mon évaluation.

Ce jeudi là, je
m'étais fait tout beau, des Nike neuves (non, non, ce n'est pas une
banière) achetées exprès pour le plateau, le départ du boulot en trombe à
16h30 et l'arrivée triomphale en scooter, portant fièrement mes
couleurs noir et orange, votre étendard, ma mie.

Arrivé sur place, j'ai croisé une fille avec un casque qui attendait benoîtement .

Avec
le sens de la déduction qui me caractérise (Sherlock Holmes et le Dr
Watson vont passer pour des membres du Club des cinq), je lui ai fait
comme ça "Vous êtes là pour le permis moto ?".

La, j'ai marqué des points, effectivement elle passait le plateau le lundi suivant .

Elle
avait l'air penaude des élèves qui arrivent à l'examen sans avoir bossé
. Elle m'a dit : "Il faut que je me mette à réviser les fiches, je n'ai
pas commencé mais j'ai le week-end devant moi". Il y a vraiment des
gens qui sont cools et qui ne doutent de rien.

A ce moment de la
conversation, l'équipe précédente est revenue à la base permettant à mes
yeux ébahis d'admirer les Kawasaki ER6n sur lesquelles j'allais
souffrir.

Sur ce, un moniteur est arrivé et a dit à son collègue : "J'attends un gars pour l'éval !".

Heu, msieur, le gars, c'est moi !

Nous
sommes donc partis au garage chercher la moto de mes rêves, lui au
volant, moi à ses côtés résistant difficilement à l'envie d'appuyer sur
la pédale de freins des doubles commandes.

De là, il a repris la bécane et moi la voiture jusqu'au lieu des supplices.

Arrivés
sur place, il m'a dit qu'aujourd'hui, il n'allait pas me faire une
vraie évaluation mais juste une présentation du permis, des épreuves, de
la moto et quelques petits exercices.

J'aurais du me méfier !

Effectivement, on a commencé par le plus facile, jacter .

Et
le lent, patati, patata. Et le rapide patati, patata. Jusque là,
j'assurais comme une bête, j'ai même tout compris lorsqu'il m'a présenté
les commandes de la moto.

Faut dire aussi, c'est pas pour rien que je suis Captain !

Ensuite
quelques exercices de base, passage de la première, démarrage avec
recherche du point de patinage puis arrêt au bout de quelques mètres.

Il
m'a arrêté de suite, tuant dans l'oeuf tous fantasme de perfection, et
m'a dit : "Qu'est ce que c'est que cette position ? Les genoux sont trop
écartés du réservoir et les pieds ne sont pas assez en arrière et trop
écartés, si tu les laisses comme ça, je t'en coupe la moitié !"

Evidemment,
je n'étais pas très chaud pour garder des demi-pieds, mettez vous à ma
place, passer du 43 au 21 1/2, ça va être coton pour trouver une paire à
ma nouvelle taille ou peut être chez Petits petons.

Donc je me
suis appliqué et nous avons continué avec le même exercice sauf qu'il
marchait à côté de moi et que je ne devais pas le dépasser.

"Ensuite
un peu plus compliqué, on va passer les vitesses, 1,2,3, tu prends de
l'élan, tu rétrogrades et tu freines sur la fin". Je suis monté derrière
lui et il me l'a joué bien nerveux (ça m'apprendra à ne pas tenir la
poignée passager) pour finir par un wheelie.

Conscient qu'il s'agissait d'une épreuve, je suis resté vert mais stoïque (mais vert).

J'ai fait la même sauf le wheelie !

Pour
continuer, il m'a demandé de faire des 8 autour de 2 carrés peints sur
le sol, les pieds bien en arrière et serrés contre la moto en regardant
loin devant et en gérant le patinage de l'embrayage et les coups
d'accélérateur, le genou extérieur collé au réservoir et la fesse sur
l'intérieur du virage relevée.

Je me suis surpris à penser que ce n'était pas difficile et à resserrer mes trajectoires mais je n'avais rien vu.

Pour
enchaîner, il m'a fait faire la même chose avec le ralenti un poil au
dessus et m'a demandé de ne plus toucher ni à l'embrayage, ni à
l'accélérateur, ça se compliquait mais après une légère appréhension,
ç'est passé.

Idem en mettant une main sur le réservoir, là le
pilotage d'une seule main, je ne le sentais pas du tout mais après une
très grosse appréhension, ça le faisait (comme dirait nos jeunes
bonnettés).

Et pour finir sur cet exercice, il a commencé à me
faire une démo les pieds sur la selle. Oh là calmos, moi je croyais
m'être inscrit au permis A et pas à l'école du cirque Bouglione.

~Bonjour,
bonjour les petits n'enfants et aujourd'hui Captain Did va vous faire
le saut de la mort les pieds sur la selle en faisant des 8~ me
révéillé-je en sursaut trempé de sueur.

Devant mon air ébahi, il
m'a dit que pour moi, ce serait simplement debout sur les cale-pieds, le
pied à l'intérieur du virage soulevé.

Voyant ce à quoi j'avais échappé, ça m'a paru presque facile.

Et pour finir, J'aurais du me méfier !

Il
m'a dit qu'il voulait m'expliquer l'effet gyroscopique, que c'était
marrant, qu'on ne pouvait pas tomber tant qu'on gardait de la vitesse.

Ravi
d'être enfin initié aux mystères de l'univers, je suis monté confiant
derrière lui et lorsqu'il m'a demandé de lui pousser les coudes (pas de
mauvais esprit), je l'ai fait et je me suis aperçu qu'en poussant le
guidon vers la droite, la moto penchait à gauche et inversement.

Comme
je n'avais pas l'air assez convaincu et que j'y allais mollement, il a
recommencé, cette fois j'étais juste cramponné, disons plutôt moulé sur
son dos, car ce jour là, j'ai compris la signification du verbe pencher
qu'il a décliné à tous les temps enchaînant les bisous sur le bitume à
droite puis à gauche à mon grand désarroi, je ne savais pas que les
jantes pouvaient adhérer au bitume.

Au terme de trois
allers-retours, ne pouvant vomir dans mon casque qui était déjà sur ma
tête, je me suis résolu à rester vert mais digne (mais vert).

Et
j'ai répliqué l'exercice, certes de façon moins virulente, mais de
nombreuses fois jusqu'à ce qu'il arrête le supplice en me disant
"Excellente évaluation, mon Didier".

"J'ai poussé sur les
démonstrations mais c'était pour te faire voir les capacités de la moto
et te montrer qu'elle tient bien la route".

J'étais convaincu
mais il m'avoua qu'il faisait rarement cette démonstration avec les
filles parce qu'elles l'engueulent toujours après! C'est honteux de
profiter de notre fierté de mâle qui nous empêche d'exprimer notre
trouille par des cris et des larmes.

Pour revenir, il m'a demandé
de ramener la moto à mon rythme, sans les clignos si je voulais pour ne
pas me perturber, qu'il m'aiderait à m'insérer sur la rocade. Tu parles
Charles (enfin lui, c'est Philippe mais ça rime moins bien), le super
panard, aucune appréhension, fini le cirque, vive la conduite, je n'ai
besoin de personne en Kawa ER6n.

Enfin comme je suis sympa, je
l'ai attendu et lorsqu'il m'a demandé depuis combien de temps je n'avais
pas conduit de moto (23 ans déjà), il m'a dit que je n'avais rien
perdu, je suis reparti en scooter certes mais sur un coussin de félicité
(c'est mieux que le coussin d'air).

Du coup, j'ai plateau ce soir et demain et j'appréhende car je préfèrerais rester sur des félicitations.





Je vous la fais avec 4 cours de retard mais en ce moment, je suis overclocké à fond .
Les plateaux, les vérifs, les fiches, les panneaux, help , on va bientôt m’appeler Captain Poulp.

Les journées sont trop courtes et les nuits aussi.

Je
suis obligé de m'y mettre dans la salle de bain alors "Fiche n°3,
blblblbl, forme physique et cond blblblblbl uite, merde j'ai mis du
dentifrice partout".

Dans les WC, c'est pareil "Comment ça, vous
avez envie aussi, mais moi je bosse, vous n'avez qu'à faire dans le
lavabo". Mais pour mon gosse, c'est trop haut et pour ma femme, c'est
pas pratique.

Je sors donc de ces lieux d'aisance (transformés en
repaire des motards) en grommelant, le pantalon sur les chevilles, le
code moto entre les dents en annonnant péniblement les 3 phrases que
j'ai réussi à retenir .

Ca continue dans la voiture pour aller au
travail, je prends les trajets les plus longs, les qui n'ont plein de
petits feux rouges tous mignons (en quelque sorte mes auxiliaires
d'éducation) et à chaque arrêt, j'avale goulûment une phrase de plus.

Alors la fiche 3, c'est bon, la fatigue, je connais bien, l'alcool, je suis un pratiquant régulier et une de plus.

Mais tout cela s'oublie le soir lorsque le plateau approche, resituons nous donc au 10 septembre.

J'arrive
à l'auto-école pour mon premier vrai cours, 17 à 20h, idéal pour le
boulot, j'y retrouve Rémy, un pote avec lequel j'ai réussi à programmer
un plateau commun à défaut d'un plateau repas et Caroline, une ch'tite
nana qui en est à son 10ème cours.

La discussion s'entame aussitôt (la convivialité motarde déjà !) mais nous en sommes à des degrés divers de décontraction.

Je
démarre, donc je suis cool, Caroline est déjà une vieille routarde des
plateaux, quant à Rémy, c'est pour lundi. Je sens poindre une sourde
angoisse de celle qui vous prend les tripes lorsqu'au dernier moment,
vous avez l'impression de tout connaître mais de ne plus rien savoir.


dessus, Franck arrive, c'est notre moniteur du jour, un grand l'air
sympa avec des favoris dartagnesques. On rentre tout de suite dans le
vif du sujet, direct au garage, la porte coulissante s'ouvre et "Mais
oui, elles sont là, 7 kawa ER6n dont les rondeurs semblent attendre nos
subtiles caresses !"

Un filet de bave s'écoule de mes lèvres,
mais comment les monter toutes en même temps ? (un vieux fantasme). Je
suis comme un jeune puceau devant un poster de Denise Richards, ma
souplesse me range à la raison, je devrais me contenter d'une seule et
pour ne pas les désobliger, je laisse Franck choisir pour moi, c'est ça
les vrais amis, vous assister dans les moments difficiles.

On
enfile le gilet jaune moutarde, la radio, l'écouteur enfin du moins
j'aimerais, comment ça se met cette cochonnerie ? Si c'est à
l'extérieur, j'ai des oreilles hors du commun, si c'est à l'intérieur,
elles ne sont pas assez grandes. Je finis par trouver la solution, je
plie mon oreille en quatre, j'enfile l'écouteur et hop je lâche tout,
c'est comme les tentes Quechua !

Dûment harnaché, contact
!!!!!!!!!!!!! et ... calage Pas grave personne n'a rien vu, contact
!!!!!!!! et ... calage Rrrrrrrrrr, contact et ... calage . J'ai oublié
que le frein avant de mon scooter s'était transformé en embrayage. Note
personnelle (merci de ne pas lire) : ne plus venir avec cette Grmmbbll
de scooter !

Voilà maintenant, vous pouvez relire, donc contact et on part, a'y'est !!!

Départ
par la ville, puis rocade pour se rendre au plateau mais on n'a pas
fait 100m que le festival commence dans l'oreillette :
- serre tes pieds sur la moto !
- tourne la tête aux intersections !
- va plus vite, tu te traînes (moi, j'avais l'impression d'avoir franchi le mur du son) !
- regarde pas les filles !
- serre à gauche, serre à droite !
- mouche ton nez !

Pire
que ma mère, je comprends qu'on n'ait pas de micro pour lui répondre,
personne ne lui a donc dit qu'il est pénible, on aimerait bien rouler
tranquille et prendre du plaisir.

Enfin comme je suis un garçon
patient, je lui montre que j'ai compris en remuant la tête comme un
petit chien à l'arrière d'une voiture.

Ouf, on arrive sur le plateau, rangement du matériel, pliage de mon oreille Quechua, on peut commencer.

Malgré ma grande expérience, je me retrouve à faire des exercices pendant que mes deux collègues commencent à décôner à tout va.

Bon alors, on va expliquer un peu la technique quand même :

-
je commence par des huit autour de 2 cônes, relever le regard en sortie
de demi-tour, accélérer, freiner du frein arrière à hauteur du cône
suivant puis pencher la moto en gardant le buste droit. Pour ne pas
perdre l'équilibre dans le demi-tour, jouer sur le point de patinage et
l'accélérateur (rien que d'accélérer provoque des vibrations qui aident à
ne pas tomber), après avoir écrit 888888888888888888888 avec les roues,
on passe à la suite ;

- entre deux lignes tracées au sol, passer
d'une ligne à l'autre en arrivant bien perpendiculaire au trait puis
braquer très fort pour revenir perpendiculaire face à l'autre ligne, en
quelque sorte dessiner des créneaux de château-fort.

Comme j'ai
bien travaillé (c'est mon opinion et je la partage), il me fait passer
aux circuits lents (le 4 fastoche et le 3 le plus dur avec son évitement
de départ, sa boucle et le slalom suivi d'une sortie en S).

Ca ne parait pas évident, ils ont du se tromper, c'est un circuit pour Norev, les cônes sont beaucoup trop serrés .

Et
pourtant j'en réussis un sur deux en suivant bien les conseils de
Franck, ne pas regarder les cônes mais viser un mètre avant pour y
diriger la moto puis dès que ce point est atteint, tourner et relever le
regard immédiatement et viser à nouveau un mètre avant les prochains
cônes, ça marche, la moto suit et passe entre les obstacles que je ne
vois même plus.

Bon pour le style, c'est autre chose, loin de
moi, la souplesse du patinage, je sue, j'éructe sous mon casque, ça
broute, ça saute, le moteur va rendre l'âme, j'en suis certain, j'ai
l'impression de faire autant de bruit qu'une course de loulous sous les
fenêtres des braves gens qui se lèvent tôt mais ça passe. Il faudra
juste changer le moteur après chaque cours .

Bon, on enchaîne, on
se fait les 3 parcours sans moteur. Mon pote Rémy est content, il passe
le plateau lundi et il ne les avait encore pas vu, on passe tous haut
la main à part peut être Caroline qui, bien que n'ayant commis aucune
erreur, rame bien sur la marche arrière pour contenir le poids de la
moto. Ah, les filles, c'est leur fragilité qui nous émeut.

On en
profite tout de même pour assimiler quelques éléments importants, seule
la moto doit passer entre les cônes, les pieds du candidat font ce
qu'ils veulent (sauf shooter dans les cônes ), sur le parcours 3, une
fois la marche avant achevée, il faut bien se positionner pour revenir
(la main gauche sur le guidon, la main droite sur la selle) et
positionner le buste dans le sens du retour tout en se plaçant le plus
possible vers l'arrière de la selle.

All right men !

Et
maintenant, on se finit avec le rapide (le 3). Et là, pour être rapide,
je suis rapide ... pour faire du chamboule cônes, en un seul passage,
tout vole sur les côtés. Au deuxième passage, idem, j'ai toujours été un
grand décôneur.

Le diagnostic est rapide, une technique trop
molle pour l'inclinaison de la moto, un cafouillage total sur le reste
du circuit qui était à l'origine un rétrogradage, j'ai présumé de mes
forces, assimiler et gérer en 22 secondes un slalom, un demi-tour, un
deuxième slalom, le rétrogradage, tout en ne commençant pas la maneuvre
avant les 3 petits points.

Il est marrant avec ses 3 petits
points, 3 résidus de peinture délavée, oui ! Du coup, je me retrouve au
coin ou plutôt à l'autre bout du terrain à enchainer les slaloms.

D'un
autre côté, vu ma brillante démonstration, je ne peux pas lui en
vouloir. C'est pour ton bien, comme on dit aux moujingues .

Alors
je bosse, je bosse des slaloms larges et penchés en faisant travailler
le genou opposé au virage, le pied et le contrebraquage du côté du
virage et je dois corriger pas mal de défauts.

Je roule comme un
sénateur, le dos très droit, c'est pas du tout ça, il faut voûter le dos
un peu comme un Corse qui viendrait d'apprendre qu'on lui a trouvé du
boulot (non pas ma maison de vacances !). Pourtant depuis que je suis
tout petit, ma mère me dit "tiens toi droit !".

Et puis arrêter
de jouer à l'essuie glace, le tronc doit rester dans l'axe du réservoir
et ne pas partir du côté opposé au virage.

Au final, ça paie, je
refais deux petits tours de circuit et aucun cône ne bouge, mon adresse
sûrement ou alors ils ont eu tellement peur qu'ils se sont enfoncés dans
le goudron en voyant ma moto.

Fatigués mais heureux, nous
reprenons le chemin de l'auto-école, peu de choses à signaler hormis
quelques conseils de maman Franck, va plus vite, tu te traînes, regarde
d'abord, mets ton clignotant après.

Voilà, c'est tout pour ce soir, j'espère que je n'ai pas été trop long !






Nous sommes aujourd’hui le 11 septembre, cette
date me dit vaguement quelque chose, mmfff, j’ai la sensation confuse
d’oublier l’anniversaire de quelqu’un (note personnelle, vérifier sur
mon agenda).

Déjà mon deuxième cours de plateau, le premier,
c’est comme si c’était hier et c’est amusant quand on y pense bien car
justement c’était hier.

Avec toutes ces heures d’expérience (déjà
2), je sens que je vais tout exploser aujourd’hui (peut être même les
nerfs du moniteur).

Arrivé à l’auto-école, je retrouve avec
plaisir Philippe, mon moniteur de l’évaluation, déjà un vieil ami. Quand
on partage des galères, moi sur la moto, lui en train de courir à côté,
ca crée forcément des liens.

Départ avec la Kawa. Pour prouver
que je ne suis pas raciste, je persiste à choisir une noire, la seule
verte du parc me regarde le phare en coin (halte à la discrimination des
majorités), peut être plus tard ma chérie, je ne peux pas toutes vous
satisfaire, pour être Captain, je n’en suis pas moins seulement un
homme.

Ma nouvelle fiancée ne m’apprécie guère, peut-être le
poids, et elle me le fait savoir en me gratifiant de 2 calages qui
sonnent comme un aller retour, j’avais pourtant bien noté de ne plus
venir avec le scooter.

Mais à cavalier bien né, la monture obéit et elle finit, matée, par s’ébrouer avec vigueur. Sus au plateau de Montgueux.

Je
prends confiance et pousse le fauve jusqu’à 110 km/h compteur. A cette
vitesse vertigineuse, les landaus et les femmes enceintes ne sont plus
que des petits points qui défilent dans ma vision périphérique, les
arbres finissent par ressembler à un mur ininterrompu lorsque je suis
réveillé par un crachouillis dans mon casque : « Didier, tu te traînes,
le compteur de la moto n’est pas bien calibré, tu peux monter à 120-130 !
».

Encore un de ces micro-sommeils dont on m’a tant parlé, nom
de Dieu, je rêvais au guidon, pour lui faire plaisir, je me fends de 5
km/h supplémentaires. C’est pas que ne peux pas, mais je peux peu et à
cette vitesse, je peux plus sinon c’est peu plier.

Enfin
Montgueux, charmante bourgade de mes environs qui abrite une course de
côtes renommée et notre plateau, une superbe surface de bitume de 3
surfaces réglementaires juxtaposées. Par contre, pour les repères, ce
serait bien qu’il les peignent en blanc, noir sur gris foncé, on se
lasse vite.

Pour commencer, je trace à nouveau des huit autour de 2 cônes, toujours plus bas, toujours plus serrés.

A
force de me baisser le métal des poignées va vraiment creuser les 8 sur
le goudron, eh oui, M. l’inspecteur, vous avez raison de me recaler,
lorsque j’ai écrit Didier sur la piste, j’ai oublié de mettre le point
sur le i, vous l’avez vu et j’en paie le prix (toujours rester servile
avec les détenteurs d’autorité, s’ils sentent leur petit pouvoir menacé,
ils deviennent encore plus méchants).

Et on continue avec un
travail de base sur le lent avec des cônes partout (y compris à la place
des piquets, encore une injustice), le regard reste dynamique, il est
directeur, viser un mètre avant les cônes sans les regarder (voilà donc
l’origine de mon strabisme !), attendre que la roue avant atteigne ce
point puis vivement porter le regard sur le repère suivant et ainsi de
suite (nota : reprendre un regard normal à la fin de l’exercice, quand
l’inspecteur nous parle, il n’aime pas qu’on regarde un mètre à côté de
lui).

Seul problème, la moto part parfois de tous les côtés,
Philippe me dit que c’est de ma faute (le contraire m’eut étonné), je ne
serre pas assez les genoux sur le réservoir et pour que je m’en
rappelle bien, il me confie un code mnémotechnique que la décence
m’interdit de vous confier, un code qui ne se transmet que d’homme à
homme, bon allez, je vais vous le dire, et puis non, il y a des filles
qui nous lisent et même des gosses maintenant (où va-t-on ?).

Bon
allez, je vais pas faire ma bégueule, je vous l’écrit discrètement à
l’encre sympathique, c’est juste là entre les parenthèses
(______________________________________).

Pour que le message
apparaisse, frottez fort votre écran avec un citron. Alors, c’était
évident, hein ? Non, non, ne me remerciez pas, il faut bien s’entraider
entre futurs motards.

Pour passer entre les cônes, il me
conseille de prendre un peu de vitesse dans les virages et de freiner
lors des braquages, je faisais exactement le contraire mais bon, c’est
pas la faute de la moto, c’est jamais la faute de la moto.

Heureusement
que je ne suis pas parano, sinon je penserais qu’ils sont tous les deux
contre moi (un complot motardo-monitoresque en quelque sorte). Faut que
j’arrête d’inventer des mots, mon correcteur orthographique devient
fou, il souligne tout en rouge.

C’est fini pour le lent, on passe aux vérifications avec une ch’tite « Partie cycle et gants », rien de particulier.

Après
cette « récréation », il appelle ça une pause, on attaque le travail du
rapide et il me fait bosser mon point faible, le slalom.

Résultat,
je fais encore l’essuie glace , normal vous me direz pour quelqu’un qui
a 45 balais. Du coup, je me retrouve encore tout seul à l’autre bout de
la piste à travailler mon contre-braquage.

Quelques siècles plus
tard, je reviens sur le circuit et là, ça va mieux, comme quoi, il ne
faut pas prendre le travail sur les bases comme une punition mais comme
un moyen de revenir plus fort, Captain Did, le retour de la vengeance
III.

Par contre, je continue à regarder les cônes. Ne pas les
regarder, ne pas les regarder, ils sont bien gentils mais s’il ne faut
jamais s’en occuper, pourquoi les peindre en orange, si c’est pas du
vice ça, je vous prends à témoin et 600 témoins, devant le tribunal, ça
va peser lourd.

Rappel des consignes sur le rapide
(rétrogradage), démarrer en poussant bien la 1ère, puis 2ème et 3ème de
suite derrière, là on est censé être à 40 km/h pour commencer le slalom
(vitesse recommandée pour être dans les temps), puis quelques mètres
avant le 1er cône, se positionner à sa droite, plonger la moto pour
passer juste à ras et ensuite continuer le slalom en contrebraquant et
en accentuant le mouvement grâce à l’appui des pieds sur les cale-pieds.

En
sortie de slalom, accélérer un poil pour gagner encore un peu de temps.
Pour aborder le demi-tour, freiner tout en rétrogradant 2ème, 1ère. A
l’aplomb du cône, relâcher le frein, la fourche se relève, incliner la
moto buste droit en s’aidant de l’appui du pied sur le cale-pied tout en
jouant sur le point de patinage et l’accélérateur. Au milieu du
demi-tour, relever le regard vers le slalom de retour qui nous attend
gentiment, ne remettre les gaz que lorsque la moto est droite.

Par
peur de perdre du temps, je remettais les gaz en milieu de demi-tour,
le seul avantage que j’en tirais, c’était d’élargir ma trajectoire et
donc de franchir la ligne, la buse.

C’est grâce à cette technique éprouvée que j’ai réussi à descendre sous les 40 secondes juste avant de revenir à l’auto-école.

Sur
le trajet du retour, c’était cool, un élève n’ayant pas le niveau,
Philippe avait pris une des motos, donc pas de radio, le pied,
l’impression d’avoir le permis et de rouler seul, du coup j’étais plus
détendu, meilleure prise d’angle dans les ronds-points et une vitesse de
croisière de sénateur à 100-130 sur la rocade.

Le seul indice
qui nous trahissait, c’était ce superbe gilet jaune moutarde sérigraphié
« Popeye ». Je commence à comprendre pourquoi tout le monde me dit «
Eh, pis narre ! ».

En conclusion, avant de nous lâcher, Philippe m’a dit : « C’est pas mal ce que tu fais sur le lent ! ».

Pas mal seulement ! Comment, n’ai-je donc point atteint le nirvana ?

«
Par contre, pour le rapide, ça va être chaudard !». Derrière ce terme
trivial, je me doutais qu’il ne parlait pas de l’adjudant et je crus
percevoir une once d’inquiétude, peut-être en saurais je plus la
prochaine fois.

Je m’arrête là car je ne voudrais pas vous retarder pour partir en boîte.




Ca y est, mon scoot est vendu, sniff, je l'ai vu partir au coin de la rue avec un peu d'amertume.

Mais il est tombé dans une bonne famille, un ch'ti gars du 95 que vous
allez bientôt croiser en interfilage et peut être même ici, je lui ai
conseillé la saine lecture de Club Scooter GT pour ses questions de
noob La recette de l'écrivain au court brouillon Icon_52

Je suis donc tout nu du deux roues, envoyez moi vos photos de motos préférées pour m'aider à faire mon choix, j'ai du mal :

- XJ6 naked jaune ABS au départ mais rupture de stock ;
- XJ6 Diversion marine ABS par raison;
- je lorgne également sur la FZ6 S2 en roadster ou Fazer;
- sur la GSR 600 d'un moniteur.

Des 4 cylindres quoi, arggghhh, le choix est trop vaste, si j'étais
dans les pays de l'Est des années 70, je n'aurais pas à me prendre la
tête, un seul modèle pour tout le monde. La recette de l'écrivain au court brouillon Icon_mrgreen



Sinon pour le permis, tout s'enchaîne très vite, lors du dernier cours,
j'ai demandé son avis à mon moniteur, tu vas l'avoir c'est sûr.

Du coup je me prends à rêver que ce soit possible et je lui demande si
je peux programmer mes cours de conduite pour ne pas perdre de temps.

Fort de son assentiment, je téléphone à l'auto-école et je suis douché
par la réception de la secrétaire qui me dit qu'ils ne pratiquent pas
comme cela et qu'il faut attendre le plateau.

Devant mon assistance, elle me fixe donc 2 cours et la date d'examen pour la conduite.

Ce sera le 7 et le 10/10 pour les cours, le 13/10 au petit matin, pour la conduite.

Lorsque je lui ai fait remarquer que le 7, je passais le plateau, elle
m'a répondu d'un petit air revanchard, ce n'est pas bien grave, à 17h00
l'examen sera fini et puisqu'on vous a dit que vous allez l'avoir.

Du coup, je passe le plateau à 14h00 et je commence la conduite à 17h00, si c'est pas du timing ça.

Finalement je me mets la pression tout seul, j'ai pas intérêt à me vautrer sinon je vais passer pour une buse.




Je vais parler un peu comme les bébés La recette de l'écrivain au court brouillon Bebe

ABAA

Maintenant ma devise est : "qu'est ce que je suis soulagé !!!!!!!!!!!!!!!!!"

Yesssssssssssssssssssssssssssss, c'est fini. La recette de l'écrivain au court brouillon Icon_52

Là, je décompresse, j'ai les bras qui tombent par terre, je viens de
boire le champ avec ma petite famille, enfin la bouteille presque à moi
tout seul. Heureusement, je suis dans la région de production.

Qu'est ce que je suis soulagé !!!!! Comment ça je me répète !

J'ai un peu tardé à vous informer car, comme d'habitude, j'anticipe
(vous connaissez la méthode PERT ), j'avais réservé mes cours de
conduite avant le plateau, du coup, j'avais mon premier cours à 17h00
juste après l'examen et je ne suis rentré qu'à 19h30.La recette de l'écrivain au court brouillon Sleep

Vraiment merci à tous les membres qui m'ont encouragé, j'ai lu les
messages avant de partir ce matin et ça compte pour se donner du
courage. La recette de l'écrivain au court brouillon UpLa recette de l'écrivain au court brouillon UpLa recette de l'écrivain au court brouillon UpLa recette de l'écrivain au court brouillon UpLa recette de l'écrivain au court brouillon UpLa recette de l'écrivain au court brouillon UpLa recette de l'écrivain au court brouillon UpLa recette de l'écrivain au court brouillon UpLa recette de l'écrivain au court brouillon UpLa recette de l'écrivain au court brouillon UpLa recette de l'écrivain au court brouillon Up

Je parle comme si j'avais fini, je sais bien qu'il reste la conduite
mais pour moi, le summum de la difficulté, c'était le plateau et
maintenant je n'ai plus besoin de réviser, ouf !!!!!!!!!!!!! La recette de l'écrivain au court brouillon Icon_mrgreen

Pour les autres, accrochez vous, j'y suis arrivé donc vous pouvez le
faire, le plus dur c'est de surmonter le stress qu'on se colle tout
seul. Les inspecteurs sans vous faire de cadeau essaient de vous mettre
à l'aise au maximum et sur les fiches, ils vous donnent même un sacré
coup de main quand la boule d'angoisse vous monte à la gorge et que
vous ne savez plus rien. La recette de l'écrivain au court brouillon Out


Pour les fiches, on m'avait dit "Pioche sur le dessus ! Tu as plus de chances de tomber sur les fiches 1 à 10".

Mais ça ne marche pas, car chacune des fiches à tirer est recto verso et elle demande ensuite si on veut le recto ou le verso.

Donc, je suis tombé sur la 16 L'image des motards, j'ai commencé à
réciter le 1er tiers de la fiche par coeur, elle a du voir que je
connaissais à fond, du coup, elle m'a arrêté en me posant une question
et ça m'a complètement désarçonné.

Je me suis retrouvé complètement largué devant l'inspectrice qui a du
sentir mon désarroi et voir la boule d'angoisse qui devait former un
relief sous mon t-shirt, elle m'a gentiment aiguillé en me demandant si
le public motard avait changé, du coup je suis reparti, j'ai évoqué les
femmes (très important devant une inspectrice La recette de l'écrivain au court brouillon Icon_mrgreen) et quand elle m'a interrogé sur les nuisances, j'ai pu reprendre le cours de mon par coeur sans problème.

J'ai cru que j'allais être éliminé sur les fiches, un comble après
avoir survécu à ma bête noire (le rapide) alors que je les connais
toutes sur le bout des ongles (1 mois de boulot assidu).

Mais elle a du voir que je les avais apprises et comprises et m'a collé un A, certainement un joli effort de
compréhension vis à vis du stress qui peut tous nous saisir à un moment ou à un autre. Et là, je dis Madame !!!


Dernière édition par Captain Did le Mar Jan 18 2011, 23:42, édité 2 fois


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La recette de l'écrivain au court brouillon Empty Re: La recette de l'écrivain au court brouillon

le Lun Sep 20 2010, 01:08
Je viens de rentrer de mon deuxième cours de conduite et j'en ai plein
les bottes, 2 heures à se faire engueuler et le cours d'avant, c'était
pareil.

Je ne sais pas si ça vient du moniteur (un que je n'avais jamais eu sur les plateaux) ou de moi, peut être un peu des deux.

A l'écouter rien ne va :

- les contrôles ne sont pas bien faits et jamais au bon moment, ni du on côté ;

- je ne roule pas assez vite ;

- il me demande de faire des dépassements avant de prendre une sortie,
évidemment comme je considère que je ne peux pas le faire sans devoir
couper la route aux véhicules que je dépasse en me rabattant, je ne le
fais pas et je me fais engueuler ;

- je ne fais pas assez attention aux passages piétons, quand je lui
demande si je dois tourner la tête pour lui montrer que j'y fais
attention, il me dit non, alors comment peut il savoir si c'est le cas
ou non ;

- idem pour les priorités à droite, il faut freiner et rétrograder à
chaque fois, je fais attention aux priorités mais je ne vais pas
freiner si je roule déjà très lentement ;

- pour les feux, c'est pareil, il faut couper les gaz avant, ok, mais
si le feu passe à l'orange, il ne faut ni passer, c'est pas la bonne
solution, ni s'arrêter, c'est encore pire La recette de l'écrivain au court brouillon Confused ;

- enfin je retrouve les horreurs du permis B, il y a 25 ans, la moindre
voiture qui a un pneu dans le caniveau, il faut contrôler à gauche,
mettre le clignotant 1/2 seconde et pas plus, se décaler à gauche pour
montrer qu'on l'a prise en compte et tout cela 150 m avant parce qu'à
50 m, on se fait encore engueuler qu'on n'anticipe pas assez. Quelle
hypocrisie, personne ne fait jamais cela et ne le fera jamais, tout ça
pour éviter des voitures visiblement vides qui ont peu de chance
d'ouvrir leur portière toutes seules devant vous, il faudrait vraiment
qu'ils apprennent au gens à conduire comme dans la vraie vie.

Ca fait bien longtemps que je conduis une voiture, avec 65 % de bonus
et aucun accident responsable, ni accrochage et avec ce je je viens de
vous dire avant, je me dis que je suis un miraculé.

Bref vous l'avez compris, je suis vanné et démoralisé, le Captain a mis le pavillon en berne ! La recette de l'écrivain au court brouillon Mecontent20

Qui a parlé de formalité pour la conduite, je finis presque par regretter le plateau, au moins l'ambiance était sympa.

L'examen, c'est mardi matin et autant dire que je ne me sens pas prêt.





Je vous fais un petit CR très succinct :


Je l'aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii iiiiii !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Ce matin, un lapin ... heu non je me trompe d'histoire, je reprends :

Ce matin, coup de fil de la préfecture, votre permis est arrivé, merci de venir le chercher. La recette de l'écrivain au court brouillon King

Ne jamais agir dans la précipitation, j'ai réfléchi 20 bons 10èmes de
seconde avant de filer ventre à terre au service des permis, le
téléphone pendouille encore au bout du fil, il faudra que je pense à le
raccrocher demain matin. La recette de l'écrivain au court brouillon Gne

La fonctionnaire qui me l'a délivré m'a demandé quand je le lui ramenais.

Ramener quoi ? Ben votre permis quand vous n'aurez plus de points !

Gagueuse va !

Mais madame, je serai un motard responsable moi, toujours respectueux
des limitations de vitesse et des gens d'armes, dis je avec l'air
candide et innocent d'un arracheur de dents du Moyen Age.

On ne me la fait pas, mon bon monsieur, moi aussi je suis motarde, je roule en CBF1000 !

Bah mince alors, on ne peut même plus se fier aux apparences.

J'avais en face de moi une petite bonne femme rondouillette et du
deuxième âge que j'imaginais volontiers fan de macramé et de napperons
en dentelle et je découvre une probable Princesse Ninja qui va me faire
l'extérieur sur le prochain virage.

Le virus motard frappe décidément toutes les couches de la société, nul
n'y échappe, d'ailleurs ça ferait un bon scénario de science fiction ;
un monde dirigé par les motards où quelques automobilistes survivront
péniblement en réclamant des pistes automobiles à droite de la
chaussée, où la vitesse sera libre, les moteurs débridés, les ....
dringgg, dringgg. Ouah, déjà l'heure de se lever.

Quel beau rêve mais en regardant la table de nuit, je le vois mon
papier rose, il est réel, je m'étais endormi en le serrant contre moi.

Je l'admire à nouveau, 2 mois et demi d'efforts intenses, jour et nuit
remettre ses fiches sur le métier, l'oubli de ma famille, de mes
loisirs, l'abandon des plaisirs simples de la vie comme regarder des
séries anonymes et insipides à la télé et tout ça pour un minuscule
petit tampon baveux en face de la lettre A.

Mais maintenant, tout a changé, my name is Did, Captain Did, licensed to drive.

A moi le tour des concessionnaires, ach, essayer tout ce qui roule et
qui ressemble à une moto quitte à mettre des stabilisateurs si c'est
trop puissant.

Bonjour monsieur le concessionnaire, que pouvez vous me prêter ? Et celle là, je peux monter dessus !

Rien, tous mes modèles de démo sont vendus, il faut attendre les nouveaux modèles :

Et quand les aurez vous ? La semaine prochaine ??

Ah, ah mais non mon bon monsieur, comptez plutôt janvier, février !La recette de l'écrivain au court brouillon Eek

Aaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Le cri primitif surgit de mes entrailles, une
folle envie de l'éviscérer, ma glotte fait le yoyo, mes mains
tremblent, je suis trop ténéré, la rage me prend, je ne peux plus me
contrôler.

Et dans les titres du lendemain :

Lbération : " Un forcené prend une concession Yamaha en otage après avoir massacré son gérant !"

Le Figaro : "Il réclame une XJ6, un hélicoptère et échappe à la police !"

Moto Journal : "Course poursuite entre la police et un de nos lecteurs, le comparo Yamaha XJ6 vs BMW 1200 RT" La recette de l'écrivain au court brouillon Feu01

Détective : "Il tue son concessionnaire à coup de fourche téléscopique"

Le Canard Enchaîné : "Entre lui et la Diversion, c'était une bielle histoire d'amour"

Ministère de l'intérieur : "L'auteur de ces actes sera sévèrement puni
et dès demain une loi sera votée pour protéger les concessionnaires,
chaque demande d'essai devra être précédée d'une visite à l'hôtel de
police pour vérifier l'identité des requérants" (Quant au décret
d'application, il ne paraîtra jamais comme d'habitude !).

Ouahh, le jour est déjà levé, ce permis m'a épuisé, j'ai vraiment du retard de sommeil.

Donc appel à la concession, mais bien sûr monsieur, vous passez quand
vous voulez, on vous passe une XJ6 Naked et une FZ6 Fazer pour voir la
différence. La recette de l'écrivain au court brouillon Up

Comme quoi, la réalité est parfois plus belle que le rêve. La recette de l'écrivain au court brouillon Icon_mrgreen
Si ça ne vous dérange pas et grâce à mes notes, je vais essayer de vous
régurgiter les étapes de mon permis que j’avais omises par manque de
temps (maudites fiches La recette de l'écrivain au court brouillon Tongue).

Le plus dur maintenant que tout est fini, c’est de se resituer
dans la glorieuse incertitude de l’avant-examen lorsque vous n’êtes sûr
de rien et que sur le forum, vous déclarez d’un air faussement naïf «
Ouin, je l’aurais jamais, je suis trop nul !», déclarations dont le
seul objectif est de recueillir des 5000 membres de ce forum des « Mais
non tu es trop génial, ça va le faire ! ». La recette de l'écrivain au court brouillon Up

En tant que retraité du permis A, je peux me permettre quelques flashbacks, vous savez, comme quand votre grand-père La recette de l'écrivain au court brouillon Vieuxsmiley
vous racontait pour la 3612ème fois les faits d’armes de sa jeunesse,
faits d’armes qui embellissaient et prenaient du volume à chaque récit.

Alors couchez vous, le pouce au coin de la bouche et prenez votre ninnin contre vous La recette de l'écrivain au court brouillon Bebe, il était une fois le 17 septembre 2009 ….

Déjà mon 3ème plateau en une semaine, à ce rythme, je vais bientôt avoir le service complet.

Je retrouve mon bon vieux Franck, le d’Artagnan des plateaux, bouc
alerte, casquette vissée sur la tête et lunettes de soleil en
bandoulière La recette de l'écrivain au court brouillon Style.

Pour nous accompagner dans cette épreuve, Damien, un gentil garçon
(par gentil, j’entends qu’il est sympa, pas qu’il est attardé) serveur
au Restaurant du Pont, un bon restau du coin, il a déjà beaucoup
d’expérience du plateau mais son métier l’oblige à espacer les cours de
plusieurs semaines. Pour lui c’est donc un éternel recommencement comme
dans le film « Le jour de la marmotte ».

Comme dans tous les bons scénarios, il y a toujours une femme et
la dame de cœur de notre équipe, c’est la charmante Caroline, elle en
est aujourd’hui à son 11ème et dernier cours, Franck vient de lui
apprendre qu’elle passerait son plateau le mardi 22.

Notre petite troupe s’ébroue dans la bonne humeur à l’assaut de la
rocade virolesque qui nous amène quotidiennement aux firmaments
platoïdiens (Droits réservés MMIX, Copyright Captain Did).

Les conseils pleuvent dans nos oreillettes comme les grenouilles dans les bénitiers :

-Tournez la tête à chaque intersection, à chaque voie d’accélération, de décélération !

-Tournez la tête avant de mettre le clignotant !

-Sur les petits ronds-points, restez au milieu !

-Sur les gros ronds-points, si vous voulez aller à gauche, tournez
la tête à gauche, mettez le clignotant et positionnez vous à gauche, si
vous voulez sortir sur la droite, regardez à droite, laissez la
priorité, mettez le clignotant à droite et positionnez vous à droite le
plus vite possible !

-Serrez bien la moto !

-Allez plus vite !

Mais notre grande expérience de la conduite et l’afflux permanent
d’informations nous amène parfois à comprendre un peu de travers La recette de l'écrivain au court brouillon Gne:
-Serrez bien le clignotant à droite !

-Tournez la tête en la laissant au milieu !

-Allez plus vite sur les voies de décélération !

Bref la plus grande confusion règne encore à notre arrivée sur le plateau.

C’est l’heure où les héros mettent pied à terre, nos montures
parallèles à l’herbe fraîche broutent tranquillement tandis que nous
disposons les cônes pour le premier circuit du lent.

Ayant bêtement oublié nos écuyers à la moto-école, nous en sommes
réduits aux basses besognes sous l’œil goguenard de notre suzerain,
j’ai nommé Messire Franck, Marquis des hauts plateaux de Montgueux La recette de l'écrivain au court brouillon King.

D’un pas tranquille, nous faisons le tour de notre domaine, 130
mètres sur 6, petite surface soit, mais bien suffisante pour dégourdir
nos alezans.

Tout en marchant, je médite en regardant le dernier cône dans ma main.

C’est con la vie d’un cône. Petit et laid, il n’a jamais eu de
tendre enfance choyée par ses parents, blanc et orange, il n’est pas
digne de nos canons esthétiques et fut abandonné tout jeune à la porte
de la moto-école rejoignant dans un casier crasseux nombre de ces
compagnons d’infortune, empilés tels des supporters de foot dans une
buvette de mi-temps, exposé en toutes saisons et par tous les temps aux
éléments déchainés.

Ce n’est pourtant pas faute de voir du monde, il en a croisé des
inconnus bottés et heaumés, le surplombant de leurs montures
pétaradantes. Mais tous le haïssent et le toisent, le poussent et
l’écrasent tel un chrétien aux jeux du cirque.

A chaque instant, il croit sa dernière heure venue et avant de
rendre son dernier soupir, fêlé ou étêté, il récite la prière du cône «
Au nom du Per, du Mis et du A, priez pour nous pauvres pilotes, que
votre plateau soit réussi, que votre circulation soit faite, pardonnez
à ceux qui ont bougés et que nous soyons délivrés de tous ces
apprentis, A Men». La recette de l'écrivain au court brouillon Sick

Je propose que cette prière devienne celle du forum en hommage aux
services rendus car nous avons tous remercié nos moniteurs à l’issue de
nos formations mais qui songe aux cônes ?

Bref, je reviens à la base et Franck m’interroge : « Tu en es où
du lent ? ». Tout fier, je lui annonce que j’ai 90 % de réussite, il me
propose alors un contrat (il est moniteur ou il bosse chez Darty ? (NB
: Pour le virement, le RIB est en pièce jointe)), réussir 98 % de mes
passages et me rappelle quelques conseils pour y parvenir :

-Bien serrer la moto pour mieux la contrôler ;

-Ne pas embrayer complètement mais chercher plutôt le point de patinage ;

-Actionner l’accélérateur en permanence par petits à-coups pour améliorer la stabilité de la bécane ;

Contrat rempli, je réussis à la quasi-totalité des parcours et il m’accompagne de conseils relatifs à chaque circuit ;

-Sur le lent n°1, pour effectuer le demi-tour, il faut freiner
progressivement jusqu'à la hauteur du cône, puis lâcher le frein,
pencher la moto et regarder au loin avant de repartir ;

-Sur le deuxième parcours, dans le premier virage, il faut arriver
bien droit, si on est en biais, on sera gêné pour les virages suivants ;

-Sur l’évitement du troisième parcours, il faut prendre bien large pour se rabattre le plus vite possible à gauche.

N’ayant pas fait de victimes chez mes amis les cônes, j’attaque fièrement la seconde partie de ce cours, le rapide.

Peu confiant en mes capacités, je demande à Franck de m’entraîner
à côté au slalom. En grand seigneur, il m’accorde ce petit caprice
d’autant plus facilement qu’il dispose pour nous tous seuls de trois
surfaces de jeux. La recette de l'écrivain au court brouillon Icon_52

Je m’applique à respecter les acquis du cours précédent à savoir
diriger la moto avec toutes les parties du corps possibles, le buste en
alignement avec la bécane, les genoux collés au réservoir, les pieds
sur les repose-pieds, la poussée du contrebraquage sur le guidon (Aussi
étonnant que cela puisse paraître, le sexe ne sert à rien en cette
affaire. Vous pouvez le lâcher, repos Messieurs !).

Quinze minutes plus tard, j’arrive à effectuer un slalom à vitesse
constante (50 km/h) en penchant bien et sans trop d’appréhension.

Rasséréné, je retrouve mes petits camarades qui s’entraînent sur
le rapide number three, celui avec le rétropédaling que j’abhorre.

J’écoute attentivement les consignes de Maître Franck pour apaiser
par avance le juste courroux qui va le saisir au vu de mes piètres
prestations :

-Pour le départ, bien pousser la 1ère, un peu la 2nde et très peu la 3ème ;

-Arriver rapidement et couper un peu les gaz à l’entrée du slalom ;

-A la sortie, se mettre à droite et droit le plus tôt possible ;

-Embrayer et rétrograder les vitesses à la volée pendant qu’on freine progressivement ;

-A la moitié du demi-tour, chercher le point de patinage ;

-Dès le cône passé, regarder au loin et réaccélérer, 1ère poussée, 2nde et 3ème enchaînées rapidement ;

-A la sortie du slalom, garder la même allure jusqu’aux 3 points ;

-A cet endroit, freiner progressivement et rétrograder les vitesses une à une en faisant monter le régime moteur ;

-Freiner plus fort sur la fin pour ne pas dépasser la ligne C.

Evidemment, le résultat n’est pas aussi bon que je l’espérais,
j’ai tendance à confondre rétrogradage et freinage d’urgence, mes
montées de régime moteur se font dans un silence monacal, je freine
comme un porc, accélère comme un goret, la moto fait des ruades de
cheval au freinage, j’en ai encore la chair de poule, bref toute la
basse-cour est au rendez-vous et intérieurement je m’attribue le bonnet
d’âne.

Autant je me sens bien sur le lent, autant j’ai compris que le
rapide serait le point noir de mon examen plateau mais il me reste
encore quelques cours pour le percer.

Franck m’encourage : « Allez, Sé Bum ! Euh c’est bon ! Tu vas y arriver ! ».

Alors que nous nous harnachons pour le retour, Franck félicite
Caroline qui vient d’achever son dernier cours avant l’examen. Ses
parcours étaient tous correctement réalisés et dans les temps mais
j’arrête d’en dire du bien car Madame Captain Did relit mes textes et
les femmes sont d’une jalousie mal placée.

D’ailleurs, vous remarquerez qu’on peut amener tous les copains
qu’on veut à la maison, elles les accueilleront toujours gentiment (et
pourtant même si nous sommes des êtres supérieurs, on prend tout de
même un risque) mais si on amène une copine, bizarrement une gêne
s’installe qui ne s’achèvera qu’à la mort d’une des deux belligérantes.
La recette de l'écrivain au court brouillon Casse

Quoiqu’il en soit, c’est l’heure de l’apéro, nous enfourchons donc
nos petites kakawettes avec plaisir, le trajet sous le soleil couchant
est toujours aussi plaisant. Franck s’ingénie à gâcher l’ambiance en
crachotant dans nos casques :

« Evitez les marquages au sol ! »

« Avancez nom de Dieu ! J’ai 90 au compteur de la voiture ! »

Mais il ne peut pas comprendre lui, calé dans sa voiture, que nous prolongeons le plaisir d’un moment de bonheur fugace


Dernière édition par Captain Did le Mar Jan 18 2011, 23:44, édité 2 fois


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La recette de l'écrivain au court brouillon Empty Re: La recette de l'écrivain au court brouillon

le Mar Sep 21 2010, 01:05
La recette de l'écrivain au court brouillon Galerie_de_fonds_d_ecran__YAMAHA__ROADSTERS_et_NAKED__XJ6_600_NAKED__1024_x_768__XJ6_600_N_1024_x_768_5.jpg_140_cw140_ch103_thumb

Bon alors cet essai, 14h00 ce mercredi, je ressors fébrilement mon équipement (gants, casque, blouson).

A peine enfilé, je vois les mites qui se sauvent en rang par 2, eh non
les filles, vous vous êtes trompé d'endroit, celui-là, il va pas moisir
dans l'armoire comme mon costume de mariage ! La recette de l'écrivain au court brouillon Mouais

Tant d'attente, 30 juillet-13 octobre, pour ce moment de bonheur.

Mon papier rose luit dans son étui tout neuf sous ce beau soleil
d'automne, tout excité d'être déniaisé et pas par n'importe qui, une
belle Yamaha Cloudy White. La recette de l'écrivain au court brouillon Up

Elle ne sera pas ABS mais tant pis, en ce beau jour de fête, je ne vais
pas gâcher les agapes pour la couleur de sa culotte.

Le concessionnaire arbore un large sourire en me voyant pénétrer en sa
concession, il a tort, il devra en faire (des concessions dès qu'on va
parler pognon ! Ce n'est pas un très joli mot mais il rime, s'il ne me
fait pas un bon prix, je parlerais d'artiche, ça rimera avec "je vais
lui faire manger ses ratiches"). La recette de l'écrivain au court brouillon Casse

Bon, comme dirait feu mon maître, Frédéric Dard, je m'égare (Saint Lazare).

Donc , disais je, il affiche un beau sourire de maquignon certain
d'avoir conclu son affaire dès que je poserai mon fessier sur son beau
destrier. La recette de l'écrivain au court brouillon Rateau

Et il me l'amène ma belle, pleine de promesses dans sa robe blanche
(qui n'est pas encore de mariage mais les fiançailles sont
prometteuses).

"Voulez-vous que je vous prépare également la Fazer ?". Que nenni, mon bon, une tienne vaut mieux que deux tu l'auras ?

Malgré cela, il la sort tout de même. Mais il n'écoute donc rien, l'animal, pense t'il que je vais lui prendre les deux ?

Je lui trace tout de suite le profil de la journée, pas moins de deux
heures pour un essai sérieux (ville, rocade, campagne) et la même chose
avec ma passagère pour tester le duo, nanmého,
c'est pas lui qui va dicter sa loi. Comme il me croit ferré (comme
Léo), il me dit OK, il faut toujours attendrir sa proie.

La XJ6 est là pleine de promesses non exaucées, mon fantasme sur roues,
je tourne autour comme un grand blanc dans un Aqualand bourré de
baigneurs. La recette de l'écrivain au court brouillon Eek

Un avant imposant, un beau petit cul tout fin, ça donne envie, euh pardon !

Malgré mes bras puissants , je ne dispose que d'un séant, je pars donc avec ma promise laissant sa grande soeur à quai.

De suite, je ressens un vif plaisir, j'ai définitivement quitté le monde des mobylettes.

Le moindre mouvement sur l'accélérateur se traduit par un bond de grande ampleur mais tout en douceur, la puissance tranquille.

Cette moto est civilisée, elle confirme tout ce que j'avais pu lire à
son sujet, parfaitement adaptée aux débutants, de la pêche mais sans
les noyaux.

Il est vrai que je manque de point de comparaison, c'est la première
que je conduis (que je pilote serait une grande preuve de fatuité). Les
plus expérimentés pourront la trouver limitée mais pour moi, elle
dépasse déjà les limites de mes capacités.

Je commence par la ville, de toutes façons, je n'ai pas le choix. En
2052, pour mon prochain essai, je me téléporterai directement à la
campagne.

Pour reprendre la formule consacrée, un vrai vélo, ceux que je préfère,
des cale-pieds à la place des pédales, je m'amuse à rester en équilibre
derrière les voitures qui bouchonnent et j'y arrive, elle parait très
légère.

Dès que je dispose de 50 mètres de champ, je pousse 1ère, 2ème me
délectant de l'accélération qui s'en suit, prompte et vive, on sent
qu'il y a du monde à l'écurie et que tous les chevaux ne sont pas
sortis. Pas besoin de palefrenier, je vais m'en occuper.

Elle reste maniable et me permet de remonter en douceur les files de
voitures arrêtées au feu rouge et de fait, elle est moins large que mon
Satelis.

Je m'amuse à passer dans les ruelles défoncées, les plus bosselées et
Dieu sait qu'on n'en manque pas dans la ville. Mon Satelis ne les
aimait pas et me faisait partager sa rancoeur. Et là, rien ou si peu,
je ne dirais pas que je ne ressens rien, mes pieds enregistrent
l'information déjà atténuée mais rien ne remonte dans mon fondement.
Quelles suspensions !

Pendant un court instant, je ne pense plus aux piétons, aux priorités,
je lévite, ça y est, je suis sur une vraie moto, 27 ans de renoncement
qui s'évanouissent en un instant, quel con ! Pourquoi n'ai je pas passé
ce fichu permis plus tôt ? Dire que je le trouvais trop dur en 1981,
maintenant il est bien pire.

Tellement de temps à rattraper, je m'y attelle immédiatement, direction
la rocade, le seul endroit où on peut encore accélérer sans crainte de
se faire racketter que ce soit par la police ou par les sociétés
d'autoroute.

A ce moment, je ne sais pas lequel de nous deux va craquer en premier,
je ne suis pas un fondu de vitesse mais quand même, il faut que j'en ai
le coeur net.

Woufff !!!!!!!!!!!! Ca pousse, 110, 120, 130, 140, je ne suis pas au
bout de la poignée, 150, stop, je stabilise, elle m'a eu, je cède le
premier mais quel plaisir ! La recette de l'écrivain au court brouillon King

Heureusement que c'est la période creuse de l'après midi, aux heures de pointe, je ne pourrais pas me permettre ces fantaisies.

Une tenue de route exceptionnelle, pas la moindre amorce de glissement,
peu de prise au vent, une sensation de puissance qui ne se manifeste
pas par des vibrations (merci le 4 cylindres).

La cerise sur le gâteau, aucune modification de cap lorsqu'on croise ou
qu'on dépasse un camion, ni en arrivant à l'abri derrière lui, ni en
sortie de dépassement.

Sortie de rocade, je me dirige vers les petites départementales, elle
doit bien avoir un défaut et je vais le trouver, je ne suis pas Captain
de police mais tout le monde cache quelque chose, elle va cracher le
morceau même si je dois lui braquer son propre phare dans les yeux. La recette de l'écrivain au court brouillon Out

J'enchaine les grandes courbes et, à ma grande surprise, j'y prends
beaucoup de plaisir et je penche de plus en plus, mon appréhension
s'envole, il y a vraiment deux mondes différents, avec le scooter, je
n'osais pas grand chose, ce n'était certainement pas dû aux capacités
du véhicule car certains parmi vous doivent attaquer grave avec leurs
scoots mais plutôt à une répartition des masses qui me convient mieux.

Sachant que là, je peux porter la plus grande masse, c'est à dire moi, vers l'avant, ça change tout ! La recette de l'écrivain au court brouillon Icon_52

Le bruit est cool, enfin je ne devrais pas dire le bruit car cette moto
est relativement discrète en ville ou sur route mais on perçoit tout de
même un vrombissement net et plaisant à chaque accélération, la patate
sans le bruit des fayots.

Quant à la boîte, on entend bien un claquement à chaque passage de
vitesse, pourtant tout se fait en douceur et aucune réaction brutale ne
se fait jour.

De retour en ville, je dois dire que la moto est très souple.

Lors des leçons de conduite, on me disait sans cesse de compter mes
rapports pour savoir où j'en étais, ridicule ! Don Juan comptait il ses
prestations et pourtant il est renommé pour être efficient.

Et puis que diantre, je ne suis plus comptable, donc je ne compte rien
et je ne sais jamais vraiment où j'en suis, je cherche toujours à
passer la 7ème, quant vont ils se décider à l'implanter ?

Idem à la descente, je me retrouve souvent arrêté au feu en 3ème, du coup, je rétrograde à l'arrêt.

Tout ça pour dire qu'à l'accélération, cette petite XJ6 a de bonnes
reprises nettes et franches quelque soit le rapport engagé. Seul un
vrai boulet comme moi peut faire ce genre de test, à 30 km/h en 6ème,
c'est bon, à 140 en 6ème, c'est bon ! Jamais de hoquet, heureusement
elle est trop lourde pour que je lui fasse faire son rot sur mon
épaule. La recette de l'écrivain au court brouillon Bebe

Bon pour le repos, une petite séance photos souvenirs dans un coin
verdoyant. La belle se prête au jeu en faisant luire ses plus beaux
atours, mise en confiance, elle me dévoile chacun de ses avantages.

Retour à la maison, je viens prendre ma douce moitié pour tester le duo.

Dès le début, je sens que ça va bien se passer, je ne sens même pas son
poids, on a beau refaire sensiblement le même parcours, rien n'a changé.

Comme je sais qu'elle adore les accélérations, je lui en mets deux
bonnes grandes louches, je la sens se pâmer à l'arrière, j'ai beau
pencher dans les virages, elle ne dit jamais stop, là je parle de ma
femme, plus de la moto.

La présence du passager ne change tellement rien à ma conduite que je
finis par me retourner pour voir si elle est toujours là. Mais oui, et
avec la banane en plus. Je lui donne 1 heure de plaisir, c'est dur de
contenter tout le monde, moi, la moto, ma femme mais il semble que j'ai
trouvé la bonne alchimie pour faire un truc à 3, sympa ! La recette de l'écrivain au court brouillon Up

L'heure tourne et il va bientôt falloir la ramener à la concession,
c'est dur la garde alternée. Que faire pour la garder ? Partir à
l'étranger ? Elle a beau être fine, elle ne rentrera jamais dans mon
coffre en Suisse, là je reparle de la moto, pas de ma femme.

Beau joueur, je la ramène au concessionnaire et je lui fais part de ma
satisfaction, pas trop quand même, les négociations peuvent suivre et
faut pas qu'il se sente arrivé, le petit gars. Bof, ouais, elle est pas
mal.

Il me repropose la Fazer, pas têtu déjà, il faut que je lui montre qui
mène la danse. Non ce sera pour demain, il est déjà 16h30, le soleil ne
va pas tarder à se coucher, rendez vous demain à la même heure.

Nous allons rendre visite à la FZ6 Fazer S2 qui nous attend et je la
prends entre 4 yeux. Toi, ma petite, d'homme à machine, je peux te dire
que t'as intérêt à assurer demain, ta cousine a placé la barre très
haute.

Les choses étant claires, elle rentre dans son paddock et moi à la
maison pour vous conter cet essai qui ne serait pas complet si je ne
vous donnais les appréciations de ma passagère :

Les + : ce que je vous ai signalé mais également la faible prise au
vent à son niveau, faut dire que j'ai le dos large et l'absence
d'appréhension, elle s'est vraiment bien sentie tout au long de l'essai.

Les - : Les cale-pieds sont trop hauts, la selle n'est confortable
qu'un moment, les poignées passagers sont insaisissables (ce peut être
un avantage pour nous messieurs, elles peuvent s'accrocher aux nôtres),
le froid sur les pieds et les remontées de chaleur provenant du pot
d'échappement (pourtant pas désagréable en cette saison). En résumé
beaucoup de plaisir sur les performances moteur et cycle mais un
confort limité pour le passager.

Bon on se retrouve demain pour la Fazer.

Qu'est ce que vous faites encore debout à me lire à cette heure ? Allez, zou, au lit !


Dernière édition par Captain Did le Mar Jan 18 2011, 23:46, édité 2 fois
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La recette de l'écrivain au court brouillon Empty Re: La recette de l'écrivain au court brouillon

le Ven Sep 24 2010, 23:23
La recette de l'écrivain au court brouillon 2007-13-FZ6_tcm71-202940%2011%20PS%2011%20med_mp_tcm71-224304

Alors ze test of the Fazer !

Jeudi après-midi, 14h30, il fait beau, les oiseaux chantent. La recette de l'écrivain au court brouillon Smile

Plus pour longtemps, la machine à full barouf va se lancer. La recette de l'écrivain au court brouillon Rose

Mon concessionnaire potentiel m'attend pour l'essai de la Yamaha FZ6
Fazer S2. Il est tout sourire et comme la dernière fois, il me passe
une moto d'occasion qu'il a en dépôt vente, une version complètement
carénée avec liseré bleu sur les jantes et pots Léo Vince.

La machine est imposante, à côté la XJ6 d'hier paraît riquiqui pouss pouss !

Malgré tout, ce n'est pas ce qui va m'empêcher de l'essayer, je déplie
mes grandes pattes et me voilà fier chevalier sur ma pouliche bleue. La recette de l'écrivain au court brouillon Style

Contact et là je me pose une question. As t'il bien compris que je n'ai que le permis moto ? La recette de l'écrivain au court brouillon Confused

Là j'ai l'impression d'être assis sur un avion, quel bruit
épouvantable, suis je à la concession Airbus ? L'absence d'hôtesses et
de rafraichissements me ramène à l'évidence.

Quand il faut y aller, il faut y aller, je démarre sur des oeufs, on
m'a tellement vanté les 23 chevaux supplémentaires que j'ai peur de
glisser sur leur purin.

La moto en soi, tant qu'on est à 20 km/h, ça va mais le bruit mes amis !

Je ne sais pas qui sont ces Léo et Vince mais je suppose qu'ils
devaient jouer de la grosse caisse dans l'harmonie municipale de leur
village.

Du coup, moi qui suis un garçon discret, j'en suis presque à m'excuser
auprès de chaque personne croisée, c'est pas ma faute, c'est pas ma
moto ! La recette de l'écrivain au court brouillon Rolleyes

Pour fuir ma honte, j'accélère un peu et là c'est pire, s'il n'était
pas 14h45, j'aurais réveillé tout le département, les oiseaux essaient
de lutter et se pètent les cordes vocales, les vieux ronchons
ronchonnent, les cardiaques se meurent, les sourds sonotonent, les
mères serrent leurs enfants contre elles et les Parkinsoniens s'en
foutent, ils ont l'habitude. La recette de l'écrivain au court brouillon Eek

Hop direction la rocade, toute l'écurie va pouvoir se montrer mais là
rien, enfin quand je dis rien, si, ça pousse bien, mais je ne vois pas
la différence avec la XJ6. J'ai envie de chanter "Ou sont les chevaux
?" de notre regretté Patrick Juvet. Comment ça, il n'est pas mort !
Désolé.

Alors là je dis attention, vol de bourrins à d'autres époques et sous d'autres cieux, c'était la pendaison assurée.

Suis je sot ? J'avais pourtant appris la fiche technique par coeur
(oui, ça me manque d'apprendre des fiches depuis la fin du permis).

98 chevaux mais à 12 000 Trs/Mn et mon problème, c'est que je ne roule
jamais à ce régime. D'ailleurs je refuse de faire régime tout court.
Non moi, c'est plutôt du 4-5000 de père de famille, genre moulin à
café. Au dessus, j'ai le tournis. La recette de l'écrivain au court brouillon Out

Alors, évidemment dans ces conditions, difficile d'apprécier la
Fazer.Bon passons là dessus, je force ma nature et je maintiens la
première au delà de mes habitudes. Effectivement à 8000, c'est la
charge de cavalerie, Little Big Horn, les brins d'herbe roussissent sur
mon passage, un peu exclusif tout ça.

Direction la "grande" ville, c'est pas mieux, je jongle avec les
rapports comme une secrétaire de rédaction un soir de bouclage. Faut
dire qu'il y en a marre de tous ces peigne zizis qui roulent à 50 comme
un seul homme.
On dirait qu'ils obéissent à une sorte de code non écrit dont je n'ai pas connaissance.

La Fazer hoquette de trop de ferveur retenue, je rétrograde mais les
indigènes surpris d'entendre un Airbus qui surgit sur leur gauche se
terrent sur leur tapis de sol et ralentissent plus encore. Je ne m'en
sors pas donc je décide d'aller chercher mon alliée, ma mie, ma soeur
de la vie et direction la campagne.

Nous nous engageons dans le Pays d'Othe, charmant petit coin situé près
de mon nid et que j'ai déjà eu l'occasion de subir lors d'une leçon de
conduite. Une succession de virages montants et descendants en sous
bois dont certains sont gravillonnés, ça s'appelle du masochisme. La recette de l'écrivain au court brouillon Gne

J'attaque fièrement à 90 km/h mais dès le premier virage, les noyaux me
montent dans l'estomac, j'enclenche le mode super lopette et tente
d'arrêter un des quatre réacteurs, peine perdue, aucun commodo n'est
dévolu à cette fonction sur mon guidon. Que faire ? Ma passagère est
une violente qui ne recule devant rien alors je ralentis sans en avoir
l'air en sifflotant sous mon casque, je rétrograde parfois en lui
montrant du bout du doigt un site intéressant à l'horizon, la sueur
perle sur mon front mais elle semble n'avoir rien remarqué.

Je m'incline dans les virages pour donner l'impression de la vitesse
mais à ce rythme, c'est un coup à tomber sur le côté. Au loin
l'agglomération troyenne sous un gros nuage gris qui ne présage rien de
bon, nous descendons de nos hauteurs à la vitesse d'un contrôleur
fiscal sur un compte en Suisse.

Je suis frigorifié et j'ai hâte de rentrer, il est vrai que ce charmant
blouson ventilé et les petits gants de motocross si seyants cet été
commencent à avouer leurs limites.

Enfin la concession, je stationne la Fazer soigneusement sous l'oeil attentif du concessionnaire. "Alors c'était bien !"

Comment ???? J'essaie de récupérer un peu de cette audition qui faisait
autrefois ma fierté mais là je suis bon pour l'asile de vieux. La recette de l'écrivain au court brouillon Casse

"Super moto !!!" réponds je (non je ne suis pas hypocrite, j'essaie
simplement de ne pas vexer les gens) et vous avez la même en version O
dB ?

Ah oui, c'est vrai qu'elle fait un beau bruit ! (doux euphémisme).
Heureusement que vous ne l'avez pas testée avec ces silencieux
d'origine, elle fait moins de bruit qu'une XJ6.

Grrrrrrr, Grrrrrrrr, je réprime les mouvements de mes machoires qui se tendent vers sa carotide. La recette de l'écrivain au court brouillon Mouais

En tout cas, merci pour cet essai, je vais réfléchir en attendant l'arrivée de la XJ6 F.

Pour moi, la messe est dite, ce bruit infernal m'a gâché l'essai. Pour
le peu que j'ai pu en juger, c'est une moto nerveuse et puissante, son
volume est valorisant, son freinage efficace mais son fonctionnement
n'est pas assez linéaire pour moi et vous ai je parlé du bruit ?

Quant à ma femme, elle a vraiment apprécié la qualité de la selle et la
prise en mains des poignées passagers. Pour le reste, c'est une grande
malade qui se contente de lever le pouce chaque fois que nous passons
le mur du son.


Dernière édition par Captain Did le Mar Jan 18 2011, 23:47, édité 2 fois
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La recette de l'écrivain au court brouillon Empty Re: La recette de l'écrivain au court brouillon

le Sam Oct 02 2010, 23:26
Samedi 31 octobre 14h30, J-2 pour mon anniv (il n’est pas trop tard
pour me poster vos cadeaux). Pour fêter ça, direction the Honda’s house
(ze ondasouse en français).

Empli d’allégresse, je franchis la porte de la concession d’un air
conquérant comme Attila le Hun les champs catalauniques, le carrelage
ne repoussera plus jamais sous mes pas.

Où sont les donzelles ? Je n’ai pas à chercher loin, elles
rutilent de leurs peintures neuves, ça tombe bien, je vais faire valoir
mon droit de vernissage.

Affichés sur les murs, je retrouve leurs posters en 4 mètres par
3, on se croirait dans un numéro de Playbike, vous savez celui avec le
poster central. A cette vue, mes pulsions onanistes se ravivent
douloureusement.

Zut, le patron qui m’avait assuré de maints essais est aux prises
avec un client qui vient lui acheter une bécane ! Il est occupé à cet
art difficile qui consiste à s’octroyer une marge royale tout en
faisant croire au quidam en face de lui qu’il se saigne aux 4 veines et
met sa concession en péril financier pour s’assurer de ses bonnes
grâces.

En attendant qu’il ait fini son numéro d’équilibriste, je fais
mine de m’intéresser aux équipements exposés, le cercle de mes pas
commence à atteindre la dalle en béton qu’il n’a toujours pas fini.

Lui, je ne vais pas le laisser tomber, il m’a promis la CBF 600,
la CBF 1000 et la CB 1000R. Avec un tel plat de roi, il va me retrouver
collé à la vitre de sa concession comme une mouche sur une poubelle
fraîche.

C’est à ce moment que j’entends une petite voix surgir des rayons.
« Je peux faire quelque chose pour vous, monsieur ? ». Qui que tu sois
belle inconnue, et comment que tu peux ! J’aimerais essayer une moto !
Laquelle voulez-vous ?

Hmm, par laquelle commencer ? Je les regarde au plus profond de
leurs phares, les CBF se tiennent sagement dans les coins du ring,
seule la CB 1000R m’aguiche de son feu à led. « Tu montes, chéri ! Je
vais te faire le grand jeu, la toupie modalve, le pétafineur de
schmilbruck, la brouette javanaise, l’escargot en folie, le … Bon OK,
ce sera la CB 1000R d’autant plus que c’est gratuit.

Eh bien, disons que je vous la passe pour 30 minutes, ça vous va ?
Quoi, mais que voulez vous que je fasse en si peu de temps ? Nous
aurons à peine achevé les préliminaires et encore si j’oublie le pot
d’échappement.

Je sonde la vendeuse de mon regard le plus perçant, je passe de ses
pupilles à sa petite culotte via le gros colon. Elle est à ma portée,
je tente mon œillade 42 bis, la larme au bord de l’œil, les oreilles
tombantes tel le cocker affamé, la truffe humide, la langue pendant
négligemment au bord de mes lèvres épaisses.

Bon d’accord, je vous la laisse pour une heure maximum. Le samedi,
beaucoup de clients veulent faire des essais et on préfère faire
tourner, vous comprenez ? Je ne comprends rien mais ce n’est pas grave,
j’ai obtenu ce que je voulais. J’empoche le trousseau de clés avec la
grâce d’un pickpocket sur le marché aux puces.

On me la sort du magasin (la moto, hein !). Ma CB
1000R cligne du phare, il fait beau, tout est réuni pour une belle
histoire d’amour, le mécano m’explique les commandes principales, et
les clignos, et le démarreur, et le …

Bon, bon, ça va j’ai compris, et les roues, et le guidon, je sais
ce que c’est qu’une moto ! Retourne à tes basses œuvres mécanistiques
et laisse-moi avec ma belle, noble serviteur zélé.

Contact, le magnifique tableau de bord s’illumine, on se croirait
à Noël mais avec un sapin classe, pas celui avec la guirlande de toutes
les couleurs style Barnum Circus, non le sapin sombre avec une
guirlande bleu glacée, slurp !

Le moteur est très discret, tout ce que j’aime, ah ils sont loin
les frères Léo et Vince. La vraie classe, puissance et discrétion, le
genre qui vous arrive par derrière sans que vous ne l’ayez entendue
venir et qui vous cloue sur place.

Quelle beauté, tout me convient, la roue arrière sublimement
dessinée (et pourtant on en a vu défiler des roues depuis la
Préhistoire), la fourche inversée, la face avant qui évoque
immanquablement un robot clone de Star Wars.

Je l’enfourche et enclenche la première, elle se meut tout en
douceur. Je suis le premier étonné, dans mon bestiaire d’adolescent
attardé, la 1000 cm3 est un vieux fantasme, un monstre de puissance
assoiffé de motards qui rugit et éructe à la première rotation de la
poignée, je n’étais donc pas très rassuré à l’idée de l’essayer.

Et là, c’est une douce symphonie qui surgit de son échappement,
une conduite toute en souplesse, le genre gentleman rider. « Do you
want a cup of tea before going to 140 mph ? ».

Pris dans le flot des voitures, je me surprends à les suivre à 2.5
km/h, tranquillement, aussi facilement qu’un équilibriste sur son
monocycle. On ne sent pas son poids, il est parfaitement équilibré
(comme diraient certains psychiatres avant d’appeler les hommes en
blanc).

La boîte est douce et précise sauf la première qui claque un peu
lorsqu’on l’enclenche, aucun à coup que l’on soit en première ou en
sixième, elle repart aussitôt, circuler en ville devient un vrai
plaisir, enfin à 50 km/h, c’est un peu frustrant, un peu comme un
manchot à qui on offrirait des gants.

Ca suffit. Direction la rocade ! Défaillance mécanique sans doute,
j’ai eu beau tirer sur la poignée, la moto accélérait sans cesse, une
forte poussée linéaire qui semblait ne devoir jamais finir.

Et d’ailleurs elle ne finissait pas. Après avoir enroulé toute ma
main autour de la poignée, j’attaquais le bras, puis le coude pour
finir par l’avant-bras.
Et puis mon casque semblait vouloir se décrocher pour passer à la place passager.

Au bout de 6 tours complets, je ressemblais à un tuyau d’arrosage
autour de son support, elle continuait à pousser et j’ai du déclarer
forfait, j’avais passé depuis bien longtemps les vitesses
réglementaires et l’aéroport s’approchant, j’ai eu peur qu’on me donne
l’autorisation d’envol.

Je voulais la dompter mais c’est elle qui m’a eu, pour me venger,
je me suis dirigé vers mon ancienne piste d’auto-école. T’as voulu
faire la maligne ma petite, je vais te faire manger de la
départementale à 90, ça va t’apprendre à vivre. Bon OK, 100-110, c’est
toi qui commande.

En arrivant sur le plateau, je distingue deux de mes anciens
moniteurs et une flopée d’élèves, eh oui, on est samedi. Comme dans les
dessins animés, tous tournent la tête vers ma bestiole d’un seul
mouvement.

Gnarrf, gnarrf, quel vilain plaisir mesquin je me suis fait là,
c’est ma revanche, combien de fois pendant les cours de plateau
avons-nous vu passer des anciens élèves venant faire admirer leurs
nouvelles montures, décrochant nos mâchoires et déclenchant de notre
bave les essuie-glaces de nos pinlocks ?

Quoi déjà 52 minutes passées, je dois la ramener dans les plus
brefs délais sinon le sort disparaîtra et ma superbe CB1000 se
transformera en scooter chinois.

Pris dans un bouchon sur la rocade, c’est avec le plus grand
regret que j’effectue le trajet retour au pas et aborde le parking de
la concession. Je ne la connais que depuis 1 heure et pourtant j’ai
l’impression de l’avoir toujours conduite, c’est la force de Honda,
qu’elle soit avec moi.

Je supplie en indiquant n’avoir pas eu le temps de faire un test
en duo, c’est possible de l’emprunter à nouveau avec Madame ? En
semaine, pas de problème !

Bon vous l’avez compris, bientôt le 2ème round. Et cette fois, il n’est pas certain que je la rendrai.


Dernière édition par Captain Did le Mar Jan 18 2011, 23:50, édité 2 fois
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le Dim Nov 21 2010, 14:28
ah ? je ne savais pas que c'était tout de ton cru (contrepèterie)
je pensais que c'était les paroles du Funky times que tu traduisais.
Je vais les relire avec un autre oeil maintenant... chapeau bas Captain.

mais puisqu'on a le droit de mettre des poèmes alors je mets un poeme que j'ai écrit il y a quelques années.

"mon copain s'appelle toto
il a une belle moto
avec lui, est partie mon ex
car je n'ai qu'un vieux solex"

merci merci merci n'en dites pas plus sinon je n'oserai plus écrire...






"Le bonheur de penser me dispense de celui d'agir"
"c'est vous qui changerez ce que vous souhaitez être changé"
"c’est plus rigolo d’essayer d’aller vite sur un truc qui se traine que d’être obligé de se trainer sur un truc qui roule vite"
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le Dim Nov 21 2010, 18:55
Au contraire, c'est très bien François, du rythme, des rimes riches et de l'humour.

Si les autres s'y mettent aussi, on va pouvoir publier la pléiade de l'antenne 10 à la prochaine rentrée littéraire. Wink


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L'avenir est la seule chose qui m'intéresse, car je compte bien y passer les prochaines années. [Woody Allen]
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La recette de l'écrivain au court brouillon Empty Re: La recette de l'écrivain au court brouillon

le Dim Nov 21 2010, 18:55
Sous une lune blafarde,
l'un contre l'autre blottis,
il me tarde
de ne pas voir finir la nuit.
Musicien, mon ami,
n'arrête jamais ta mélodie.

La recette de l'écrivain au court brouillon 771790 La recette de l'écrivain au court brouillon 701342


Dernière édition par Captain Did le Dim Jan 16 2011, 00:26, édité 2 fois


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La recette de l'écrivain au court brouillon Empty Re: La recette de l'écrivain au court brouillon

le Lun Nov 22 2010, 02:00
Au creux de ton épaule,
Je n'ai plus d'errance,
Je ne joue plus un rôle,
Je n'ai plus de souffrance,

Notre amour est le pôle,
Et pour le trouver au fond,
Comme une boussole folle,
Nous tournons en rond.

La recette de l'écrivain au court brouillon 771790 La recette de l'écrivain au court brouillon 701342


Dernière édition par Captain Did le Dim Jan 16 2011, 00:24, édité 5 fois


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le Mar Nov 23 2010, 00:10
Dans la fraicheur de cette nuit d'été,
Je n'ai pas la volonté de m'arrêter.
La vitre ouverte, le coude à la portière,
Je roule sans but comme un pauvre hère,

Mon spleen se mêle à tous les tempos,
Et rien ne le calme, même pas ce solo de saxo.
Dans la fraicheur de cette nuit d'été,
Sur le ciel, ton sourire s'est dessiné.

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le Mer Nov 24 2010, 02:40
Ses tâches de rousseur,
Une pluie de miel,
Des perles de douceur,
Qui la rendent si belle.

De mes baisers
Je voudrais récolter
Ces jolis fruits
pourtant interdits...

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le Ven Nov 26 2010, 02:09
Tu es une fille inaccessible
Pourtant j'ai fait de toi ma cible
Un arc, il me faut fabriquer
Pour espérer ton coeur percer.

Si le bois de ma flèche est trop tendre
Et n'atteint pas son but,
Mon coeur finira en cendres
Et j'y perdrais mon salut.

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le Sam Nov 27 2010, 03:48
Ses lèvres sont à portée,
Mais ses bras restent distants
Je pourrais l'embrasser,
Je le voudrais tant.

Comment y arriver,
Sans la fâcher,
Comment réussir,
Sans la faire fuir

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le Sam Nov 27 2010, 10:54
la suite ! la suite ! la suite ! la suite !
je voudrais bien savoir si t'as réussi à la sauter ou pas !



rhoooooooo je déconne, c'est juste pour montrer que je lis quand même Wink






"Le bonheur de penser me dispense de celui d'agir"
"c'est vous qui changerez ce que vous souhaitez être changé"
"c’est plus rigolo d’essayer d’aller vite sur un truc qui se traine que d’être obligé de se trainer sur un truc qui roule vite"
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le Sam Nov 27 2010, 12:38
Laughing Laughing Laughing

François, je savais que tu étais un ami de la poésie.

En tout cas, c'est sympa de donner signe de vit alité. Rolling Eyes


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le Dim Nov 28 2010, 03:22
Caché derrière tes cheveux,
Tu laisses pleurer tes yeux,
Viens dans mes bras,
Tes larmes tu sécheras.

La vie devrait être une mélodie,
Le moral au grand beau,
Sur un air de batterie,
Ou un solo de saxo.

Saisis le sourire ami,
Prends ma main tendue,
Toute entière reste blottie,
Et tu ne pleureras plus.

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le Mar Nov 30 2010, 01:19
Dans cette course en avant,
Vers le néant,
Je veux me sentir vivant,
Tout ressentir,
Et prendre du plaisir.

Tu es l'étincelle de mon moteur,
Le starter de mon coeur,
De ma vie le démarreur,
Ma clé vers le bonheur !

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le Mer Déc 01 2010, 02:11
Le temps s'écoule,
Les heures s'égrènent,
Sors des choses non dites,
Des situation hypocrites.

Donne un sourire à mon visage,
Laisse moi un message,
Avec moi, écoute des chansons,
Laisse sortir tes émotions.

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le Mer Déc 01 2010, 23:28
Alors que la nuit avance,
L'amour prend ton visage,
Laisse moi une chance,
Traduis mon message,

Dans ton ombre caché,
Je ne vois plus le jour,
Je tais ma fierté,
Pour mendier ton amour.

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le Lun Déc 06 2010, 13:36
Si mes yeux ne sont pas un miroir,
Il me reste toujours un espoir,
Brisons les frontières
Des années et des poussières
Brisons l'espace et le temps
S'il le faut, je traverserai les océans.

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le Mar Déc 07 2010, 01:13
Maintenant que je t'ai trouvée,
Je ne veux pas renoncer,
Mais j'ai beau crier ton nom,
La nuit ne me renvoie aucun son,

Je ne désespère pas,
Que tu en perçoives l'écho,
Ce jour là,
Nous serons un duo.

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le Mer Déc 08 2010, 00:44
Toutes mes particules, tous mes atomes,
Ont une seule destination,
Construire un merveilleux royaume,
Pour abriter notre union.

Pas de barrières, pas de grillages,
Pour mieux voir ton joli visage,
Pas de murs, pas de frontières,
Pour toi ma muse fière et altière.

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le Mar Déc 14 2010, 00:16
J'aimerais sentir,
La chaleur de ta peau,
J'aimerais humer,
L'odeur de tes cheveux,
Si proches et pourtant loin
Je voudrais ne faire qu'un.

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le Jeu Déc 16 2010, 17:12
De tes vallées fertiles,
Je veux être le roi du Nil,
De ton verger vallonné,
Je veux être le fermier,
De tes trésors cachés,
Je veux être le pionnier.

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le Sam Déc 18 2010, 01:21
Je scrute le monde alentour,
A la recherche d'un amour,
Pas forcément de chair;
Mais d'un sentiment sincère.

La chaleur d'un souffle,
L'approche d'une caresse,
Le contact de ta bouche,
Et ton absence me blesse.

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le Dim Déc 19 2010, 19:06
Carte postale de vacances,...




Chers Maman et Papa,

Nous passons un super séjour ici au Lac LEMAN. Tourist, notre chef Scout nous
a tous obligés à écrire à nos parents pour le cas où vous auriez vu
l'inondation à la télé et que vous vous seriez inquiétés. Tout va TRÈS BIEN
pour nous. Seule une de nos tentes et deux sacs de couchage sont partis dans
le torrent qui nous a inondés. Aucun de nous n'a été noyé parce que,
heureusement, nous étions tous partis sur la colline à la recherche de Calimero
quand le déluge est arrivé.
Ah oui, pendant que j'y pense, appelez la mère de Calimero et dites-lui
qu'il va bien. Il ne peut pas écrire à cause de son plâtre. J'ai fait un
tour dans le 4x4 des pompiers pour les aider à chercher Calimero , c'était
cool. On ne l'aurait jamais retrouvé dans l'obscurité s'il n'y avait pas eu
les éclairs pour nous aider. Tourist s'est fâché tout rouge contre Calimero
parce qu'il était parti faire une excursion à pied dans la forêt sans rien
dire à personne. Calimero lui a répondu qu'il lui avait dit, mais que le
chef n'avait probablement pas entendu parce que ça se passait pendant
l'incendie. Vous saviez que si on met des bouteilles de gaz dans un feu de
camp, les bouteilles explosent ? Une de nos tentes a brûlé, ainsi que
quelques-uns uns de nos vêtements. Avrel va avoir l'air bizarre avant que ses
cheveux ne lui repoussent sur la tête.
Nous serons à la maison samedi si notre chef parvient à réparer la voiture à
temps. L'accident n'était pas de sa faute. Les freins marchaient bien
lorsque nous sommes partis. Tourist dit qu'avec une voiture aussi vieille, il
faut toujours s'attendre à ce que quelque chose nous tombe dessus ; c'est
probablement pourquoi il n'a pas réussi à la faire assurer. Tourist est un
gars bien. Il nous emmenait en balade à dix dans la voiture. En fait, il
faisait tellement chaud à l'intérieur qu'il en laissait deux ou trois parmi
nous monter sur la galerie de toit de la voiture... jusqu'au moment où on a
été arrêté par un motard de la Gendarmerie Nationale. Là, Tourist nous a dit
que désormais, il faudrait rester dans la voiture. C'est vraiment un type
cool Tourist : il a même bien voulu apprendre à Avrel à conduire. Pour ne pas
prendre de risque, il le laissait seulement prendre le volant sur les routes
de montagne, là où il n'y a pas de trafic ; les seuls véhicules qu'on
rencontrait à cet endroit étaient des camions. Ce matin, les garçons ont
tous plongé du haut des rochers et ont nagé dans le lac. Tourist ne m'a pas
laissé faire comme les autres parce que je ne sais pas nager et Calimero
n'y a pas été non plus parce qu'on avait peur que son plâtre le fasse
couler. Du coup, on a fait du canoë sur le lac. C'était super. On parvient
même à voir le sommet des arbres qui sont sous l'eau à cause de
l'inondation. Tourist n'est pas chiant comme la plupart des chefs scouts : il
n'est pas toujours sur notre dos à nous dire de mettre nos gilets de
sauvetage ou des trucs comme ça. Comme il doit passer beaucoup de temps à
réparer la voiture, on essaye de ne pas lui créer d'ennui. Devinez quoi ? On
a tous obtenu nos badges de compétence en premiers secours. Ca, c'est quand
Calimero a plongé dans le lac et qu'il s'est coupé le bras (on voulait voir
de près comment ça marche une roue à aube). Quand j'ai vu ce qui arrivait à
Calimero, Avrel et moi, on a vomi. Tourist a dit que c'était probablement une
intoxication alimentaire due aux restes de poulet d'il y a trois jours. Il
faut que j'y aille maintenant. On va en ville pour poster nos lettres et
acheter des balles pour chasser. Ne vous inquiétez pas. On sera très
prudent...
Je vous embrasse.

Babe
P.S. De quand date mon dernier vaccin contre le tétanos ?
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le Lun Déc 20 2010, 03:11
Ah les scouts ! Toujours prêts ... à faire des conneries !


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le Lun Déc 20 2010, 20:13
Captain Did a écrit:Je scrute le monde alentour,
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sunny c'est rafraichissant, ces mots doux! Bravo à notre poéte préféré!!

ps: mdr la carte postale Tourist!
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le Sam Jan 15 2011, 08:04
Un éclat de tes yeux,
Réveille en moi,
Un désir endormi

Que ces mots en bleu,
Eveillent en toi,
Un désir inassouvi.

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le Sam Jan 15 2011, 08:05
Cette mélodie qui s'écoule à l'infini,
M'étreint d'une étrange mélancolie,
Nous ne nous sommes pas encore connus,
Tous ces moments que nous n'avons pas eu,
Me donnent le désir,
Et la nostalgie de ces souvenirs à venir.

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le Dim Jan 16 2011, 00:36
Faire partie de ta vie,
C'est là mon envie,
Comment y entrer,
La porte en est fermée.

Laisse moi un espace,
Que j'y trouve ma place,
Etre à tes côtés,
Et toujours t'aimer.

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le Mer Jan 26 2011, 13:25
Quand la lumière s'éteint,
Ferme les yeux et donne moi ta main,
Au plus profond de mon être,
Il n'y a plus de paraître,
Juste le contact de ta main,
Qui vers mon coeur trace son chemin.
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le Jeu Fév 03 2011, 01:47
Et soudain, mon coeur chante,
Dès que tu te présentes,
Mes sentiments font surface,
Dès lors que je t'embrasse.

Donne moi un peu de ton amour,
Si possible pour toujours,
Donne moi une place dans ta vie,
Pas forcément pour une nuit,

Donne moi un peu de tes gènes,
Qu'ils coulent dans mes veines.

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le Mer Fév 16 2011, 22:56
Par delà les montagnes et les prairies,
Au delà des frontières et des à priori,
Loin des cris et de la colère,
Je trouverai mon ange sur terre.

Nous franchirons les nuages et les éclairs,
Nous braverons la pluie et le tonnerre,
Notre refuge, un arc en ciel,
Pour abriter un amour éternel.
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le Jeu Mar 17 2011, 21:25
Comment retrouver celle qui m'est destinée ?
Sinon au hasard des chemins traversés,
Je n'en croiserai pas trois milliards,
Tout se jouera sur un regard,

Une épaule dévêtue, un soupçon de parfum,
Le claquement léger d'un escarpin,
Un battement d'oeil, un clignement de paupière,
Une mèche soulevée par un courant d'air.

Une subtile loterie,
Qui décidera de ma vie !
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le Ven Mar 25 2011, 14:41
Cette chanson pourrait être le trait d'union,
De notre rencontre, de notre union,
Sa mélodie crée des nuages dans mes yeux,
Et des averses qui en troublent le bleu.
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le Lun Mar 28 2011, 22:49
Toi pour qui mon coeur vibre,
De toutes ses fibres,
Je ne peux te donner plus,
Dans la crainte d'un refus,
Que l'amorce d'un sourire,
L'expression d'un soupir.
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le Mer Mar 30 2011, 19:09
Cette journée, plage de promesses,
Je fus pris de grande faiblesse,
Je n'ai pas saisi ma chance,
De te faire mienne, mon espérance.

Paralysé par ta beauté,
Tétanisé par ton aura,
Je n'ai pu te montrer,
Tout ce désir monter en moi.

Tous ces mots que je n'ai pas dit,
Par ces textes, je te les écris.
Sache les écouter,
Et d'un sourire y acquiescer.
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le Ven Avr 01 2011, 13:17
Lorsque nos regards s'étreignent,
Un sourire naît à tes commissures,
Lorsque nos lèvres s'imprègnent,
Nous nous aimons, j'en suis sûr !
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le Lun Avr 04 2011, 00:50
C'est très joli, je parle sérieusement.
Ca manque juste un peu de casque, de pneu et d'huile de vidange, et ça ferait vrai coin pour motards poètiques La recette de l'écrivain au court brouillon 2529793536
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le Lun Avr 04 2011, 01:04
Merci pour le compliment mais ce coin ne m'est pas réservé même si j'y suis bien seul !

Si l'inspiration te prend, n'hésite pas à poster des poèmes qui fleurent bon l'odeur des ateliers, je resterais Motul et bouche cousue. Wink


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le Lun Avr 04 2011, 01:07
Je voudrais du talent pour t'écrire une chanson,
Une mélodie qui déclencherait ta passion,
Une chanson d'amour avec des mots choisis,
Tant pis si je dois y consacrer ma vie.

Comme le bègue qui chante pour ne pas trébucher,
La pudeur de mes sentiments ne m'empêchera pas de t'aimer,
Mon amour trouvera son chemin vers ton coeur,
Que cela prenne un millénaire ou une heure.
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le Jeu Avr 07 2011, 01:20
Les pétales de ta beauté,
Fleurissent le jardin de mon désir,
Laisse moi tracer des allées,
Pour venir les cueillir,
Laisse moi les ramasser,
Pour récolter le plaisir.
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le Lun Avr 11 2011, 01:44
Je voudrais te laisser une trace de moi,
Ni cathédrale, ni château de roi,
Quelque chose de simple et de romantique,
Comme un poème dans un topique,
Quelque chose d'essentiel mais de fugace,
Tel un jeune couple qui, pour la première fois, s'embrasse.
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le Mar Avr 12 2011, 01:17
Monte à bord, viens sur mon bateau !
Ce n'est ni un cargo, ni un paquebot,
Juste un esquif pour nous abriter nous,
Je saurai t'y éviter la houle et les remous.

Je t'apprendrais le nom des constellations,
De la Couronne boréale à la ceinture d'Orion,
Je donnerai ton nom à la plus belle des étoiles,
Et ensemble, nous y ferons voile.
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le Mer Avr 13 2011, 23:12
Blandine est trop timide pour publier ses oeuvres alors je le fais à sa place.

Poème posté sur M2T en hommage à son bandana disparu :

Elle est à toi, cette chanson,
Toi l'bandana qui sans façons,
M'a tenu bien chaud tant de fois,
Quand dans mon cou il faisait froid.

Je sens que je vais encore me faire engueuler ! Suspect Rolling Eyes


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le Jeu Avr 14 2011, 07:10
bah oui tu vas te faire engueller.

Premièrement, et mes droits d'auteur??

Deuxiemement, ils n'ont pas le contexte ici, ça ne rime à rien!
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